La Municipalité de Sainte-Mélanie ne fera pas l'acquisition de l'église


Publié le 16 mars 2017

L'église restera une propriété de la Fabrique Sainte-Anne.

©(Photo TC Media- archives)

ÉGLISE. La municipalité de Sainte-Mélanie se désiste quant à l'achat de l'église, celle-ci demeurera donc la propriété de la Fabrique Sainte-Anne. Cette décision s'est prise à la suite des recommandations du comité consultatif qui a été créé au printemps 2016 et qui a étudié le dossier et l'avis de la population.

Le comité, appuyé par les consultants « Communagir », l’agente de développement rural de la MRC de Joliette et trois élus locaux, avait un peu moins d’une année pour analyser les vocations possibles de l’église, sonder la population, se documenter sur des projets similaires ailleurs au Québec, analyser la condition du bâtiment, évaluer les coûts de réparation et d'entretien du bâtiment et l’implication financière d’un tel projet.

L’ensemble de cette démarche a permis au comité de peser le pour et le contre et de déposer sa recommandation au conseil municipal, le 6 mars dernier. «Quand le comité a commencé à sonder la population, il a constaté qu'elle était désintéressée par la municipalisation de l'église», a expliqué la mairesse, Françoise Boudrias.

De plus, la Fabrique Sainte-Anne a récemment exprimé le souhait de demeurer propriétaire de l'église, ce qui a également fait partie de la décision du comité et du conseil municipal.

Rappelons qu'il y a environ deux ans, un vent de panique, dû à la baisse de pratiquants, avait soufflé sur la Fabrique Sainte-Anne et cette dernière voulait céder l'église à la municipalité. «Nous ne voulions pas que ce beau monument passe dans des mains privées, alors la municipalité a pris le dossier en charge», a déclaré le marguillier de la Fabrique, Richard Larivière.

M. Larivière a ensuite expliqué que la décision de la Fabrique avait changé en raison de sa bonne situation financière et parce qu'elle pouvait se permettre de défrayer les coûts de l'église de Sainte-Mélanie puisque celles de Sainte-Marcelline et de Saint-Ambroise ont déjà été municipalisées.

Le changement d'évêque a également joué un grand rôle dans ce changement de décision, « Mgr Poisson a une vision différente et il tient à ce qu'il y ait au moins un lieu de culte dans la Fabrique pour ne pas que les mariages et les funérailles soient célébrés dans une bâtisse municipale», a ajouté M. Larivière.

Le conseil municipal a tenu à offrir ses remerciements au comité pour le travail accompli dans ce dossier, ainsi qu’aux citoyennes et citoyens qui ont participé à cette consultation. Mme Boudrias mentionne que beaucoup de positif et d'apprentissage sont ressortis de cette démarche.