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Qui sont vos ancêtres d'aussi loin que la France?

La Société de généalogie de Lanaudière peut vous aider


Publié le 2 octobre 2017

Jacques Gauthier et René Brouillette invitent les Joliettains à en apprendre davantage sur leur histoire familiale.

©Photo TC Media - Caroline Morneau

GÉNÉALOGIE. Vous connaissez sûrement les noms de vos arrière-grands-parents. Vous savez peut-être même où ils sont nés et à quel endroit ils ont habité. Mais qu'en est-il de vos ascendants des cinq, six, voire des dix dernières générations? Êtes-vous curieux de connaître le parcours de vos ancêtres, en remontant jusqu'à la France?

Disposant d'un inventaire d'environ 6 000 livres, notamment d'ouvrages sur les naissances et les mariages dans la région et ailleurs ou encore de dictionnaires de familles, la Société de généalogie de Lanaudière peut, avec un peu de recherche, retracer la lignée familiale d'un individu, parfois jusqu'aux années 1500-1600.

« On peut remonter jusqu'aux ascendants en France, mais pas toujours. Tout dépend des écrits disponibles. Ici, on a des ouvrages sur les mariages et les naissances de partout au Québec, mais aussi en Ontario, ailleurs au Canada et aux États-Unis, entre autres », explique Jacques Gauthier, administrateur et ancien président de l'organisme. En compagnie du président actuel, René Brouillette, il nous a fait faire une visite des lieux situés, depuis 2001, sur le boulevard de l'Industrie, à Joliette.

Disposant d'un inventaire d'environ 6 000 livres, notamment d'ouvrages sur les naissances et les mariages dans la région et ailleurs ou encore de dictionnaires de familles, la Société de généalogie de Lanaudière peut, avec un peu de recherche, retracer la lignée familiale d'un individu, parfois jusqu'aux années 1500-1600.
Photo TC Media - Caroline Morneau

Des documents fournis par les clercs de Saint-Viateur, des données classées par paroisses qui remontent jusqu'à leur fondation, des dictionnaires sur les familles arrivées au Québec vers les années 1600-1700, des archives de journaux et bien plus. Les horizons sont immenses. Outre les écrits et les livres, l'organisme dispose d'une base de données numérisée d'environ 14 000 noms.

« Les gens qui viennent ici peuvent retracer leur lignée en faisant des recherches sur ordinateur, ajoute M. Brouillette. Des bénévoles rigoureux sont à la disposition des gens pour les aider dans leurs recherches. »

Un classeur baptisé "les trouvailles d'Olivette", en l'honneur du travail minutieux effectué par une bénévole, justement, permet de retracer tous les mariages (ou du moins, la plupart) des personnes nées dans la région, mais qui se sont mariées à l'extérieur. Les documents archivés remontent à 1843.

« On suppose que tout y est. Olivette a travaillé vraiment fort pour tout retracer, on a voulu saluer ses efforts. »

Bien sûr le système a ses limites.

« Il arrive parfois qu'on bloque à la troisième ou quatrième génération, dépendamment des écrits disponibles. Si les ancêtres viennent des États-Unis, par exemple, il y a des endroits où nous n'avons pas de données enregistrées. Mais il y a souvent moyen de fouiller en contactant d'autres sociétés de généalogie ailleurs au Québec. »

Un incendie ravageur

La Socitété de généalogie de Lanaudière a été fondée vers 1980. L'organisme a eu pignon sur rue à différents endroits dans Joliette, avant de s'installer sur la rue Papineau, dans les années 90. Juste avant qu'un incendie n'emporte en fumée la majeure partie des archives accumulées au fil des ans, en 2000.

« On a presque tout perdu, se remémore Jacques Gauthier avec tristesse. On a réussi à sauver ce qui était au sous-sol, mais c'est à peu près tout. »

Grâce aux assurances et à la générosité des autres sociétés de généalogie qui ont fait don de livres à l'organisme, les administrateurs, heureusement, ont su rebâtir un inventaire solide. L'établissement a rouvert ses portes en 2001 sur le boulevard de l'Industrie, dans les locaux qu'il occupe encore aujourd'hui.

« On essaie de faire connaître la société aux plus jeunes, car on constate une baisse de roulement ces derniers temps. Nos membres vieillissent aussi », dénote René Brouillette, ajoutant que la société a un registre d'environ 450 membres.

« On veut que les gens viennent nous voir. C'est tellement intéressant tout ce qu'on peut découvrir sur sa propre histoire, ici », insiste-t-il.