C'est ce qu'a expliqué, vendredi, le premier Québécois à remporter une médaille d'or en patinage de vitesse longue piste aux Jeux olympiques depuis Gaétan Boucher, Mathieu Giroux. À l'invitation de sa petite cousine, Elle Lapierre-Simard de Saint-Jacques, l'athlète âgé de 24 ans est venu raconter son cheminement aux 200 élèves de l'école primaire Saint-Louis-de-France. «À quatre ans, j'étais trop jeune pour jouer au hockey. Mes parents m'ont donc inscrit en patinage de vitesse, une passion que je n'ai jamais abandonnée. J'ai aussi fait du Tae Kwon Do jusqu'à l'âge de 13 ans pour devenir ceinture noire.»
Les élèves avaient convenu en classe des questions à lui poser. Qui sont ses idoles ? Le cycliste Lance Armstrong pour sa persévérance et le boxeur Mohamed Ali pour son extrême confiance en soi. «Combien avez-vous gagné de médailles ?», demanda une petite voix. «Près de 200 –un chiffre qui a visiblement étonné l'assistance- mais une dizaine de vraiment importantes», a-t-il répondu.
Il a aussi été question d'entraînement et de son avenir. «J'ai complété mon entraînement, à Vancouver même, pendant plus d'un an. Je n'étais pas stressé avant la compétition. En franchissant le fil d'arrivée, j'ai ressenti un grand soulagement.»
Après 45 jours de répit, Mathieu Giroux a recommencé à s'entraîner à Montréal à raison de 20-25 heures par semaine. «Mon but ultime, les Jeux olympiques de Moscou, dans quatre ans. Ce seront mes derniers.»
En parallèle, le résident de Pointe-aux-Trembles a complété ses études collégiales en Sciences de la santé. En août, il retournera à l'Université de Montréal afin de devenir pharmacien.
Travaille-t-il à temps partiel ? «Je n'ai pas le temps entre les études et l'entraînement. Par contre, à l'aréna, il m'arrive d'agir comme entraîneur auprès des jeunes patineurs de vitesse.»
L'assistance a revu sur grand écran ces huit tours de pistes qui ont permis à Mathieu Giroux, Denny Morrison et Lucas Makowsky de remporter l'or pour le Canada. Tous ont applaudi à l'annonce de leur victoire. «Les enfants garderont longtemps en mémoire cette visite d'un médaillé olympique», a alors souligné l'une des organisatrices de la rencontre, l'enseignante Mylène Prévost.
Ce qui est sûr, c'est que plusieurs chérissent ces jours-ci l'autographe que leur a gentiment signé Mathieu Giroux après leur avoir expliqué les particularités de ses patins dotés de lames de 17 pouces et cette combinaison spéciale dont les composantes sont «top secret».
Le médaillé olympique est aussi un passionné du vélo. «Cet été, je vais rouler plus de 5 000 kilomètres. Je traverse souvent le pont à Repentigny pour rouler jusqu'ici», a-t-il confié au journal.
Qui sait ? Peut-être le croiserez-vous prochainement sur les beaux petits chemins de campagne de Montcalm.




