Il y a un peu plus de deux ans, un groupe d’hommes d’affaires avec Stephen Cabana de Saint-Thomas, Pascal Rhéaume et Jocelyn Thibault (GTR et associés) ont vérifié l’intérêt des dirigeants de Notre-Dame-des-Prairies pour la construction d’un nouvel aréna. Devant le manque d’enthousiasme et d’ouverture, le groupe s’est tourné vers Sherbrooke.
Au départ, il y a deux ans et demi, le groupe GTR et associés a approché Notre-Dame-des-Prairies où, sans être fermées, les discussions se sont limitées à des questions de faisabilité. Au cours des derniers mois, une fois le Complexe sportif Thibault GM de Sherbrooke en construction, le groupe GTR et associés a relancé le dossier de Lanaudière en rencontrant le maire de Joliette. Le groupe a reçu comme réponse que la priorité régionale était donnée à la construction d’une prison et d’un centre des congrès. Une importante subvention du ministère de l’Éducation des loisirs et des sports était à l’enjeu. Le maire de Joliette René Laurin n’avait pas l’intention de donner la priorité au groupe de monsieur Cabana. « Ça avait le mérite d’être clair, monsieur Laurin ne nous a pas fait poireauter, mais nous a tout de même invités à déposer un plan d’affaires. Devant la réponse claire reçue, il devenait peu intéressant de consacrer nos énergies à déposer un plan d’affaires pour un projet semblable à celui du CS Thibault GM pour la région de Joliette.», précisait Stephen Cabana. Au moment de déposer un plan d’affaires original, ayant mené à la construction du complexe de Sherbrooke, la région de Joliette a laissé passer un investissement de 18,5 M$ « Nous avions ciblé deux régions où la croissance démographique était assez importante pour justifier la construction d’un nouvel aréna et où l’offre était déficiente : l’Estrie et Lanaudière. L’intérêt et le consensus étaient nettement supérieurs du côté de Sherbrooke », ajoutait monsieur Cabana. De la somme mentionnée 7,5 M $ viennent de la subvention, 11 millions des investisseurs. Les dirigeants de la Commission scolaire sont compromis envers le Complexe Sportif en louant 80 % des heures de glace de jour à un taux avantageux et en consentant à une location de terrain pour l’érection du Complexe pour une somme symbolique pendant plusieurs années. La Ville de Sherbrooke s’est, quant à elle, portée acquéreur de 1500 heures par année pour les 20 prochaines années. Des 18 000 heures de glace disponibles, seulement 35 % ont trouvé preneur au début du projet. Le reste, c’est GTR et associés qui en a assumé le risque. Aujourd’hui, alors que la construction n’est pas encore terminée, 65% des plages horaires des trois glaces sont vendues pour la prochaine année. En contrepartie, la ville de Sherbrooke dispose d’un complexe sportif comprenant trois glaces, un terrain de football et des locaux pour faciliter les études des organisations combinant le sport et les études.
