Bernard Landry avait six ans lorsqu'il a assisté, en 1943, à l'ordination d'un autre fils de Saint-Jacques, François Lanoue. Lundi après-midi, dans cette magnifique église, l'ex-premier ministre a rendu hommage à son parent et ami décédé le 3 mars à l'âge de 91 ans.
L'abbé François Lanoue, a-t-il rappelé aux centaines de participants aux funérailles, aimait Saint-Jacques, sa vaillante population et ses racines acadiennes dont l'épopée ont profondément marqué sa vie. «Il fut aussi un éducateur exceptionnel. Il influença le destin de milliers de jeunes dont j'ai eu le bonheur de faire partie.»
Au niveau du rayonnement culturel, Bernard Landry a, sans hésiter, ajouté le nom de François Lanoue à celui des Pères Rolland Brunelle, Fernand Lindsay et Wilfrid Corbeil.
Le défunt, a rappelé l'ex-chef souverainiste, chantait avec ardeur le «O Canada».
«Au cours de nos centaines d'heures de conversation, notamment lors de dîners dans d'excellents restaurants de Joliette, je n'ai jamais essayé d'influencer ses choix politiques. Il m'a toutefois avoué, en 2003, qu'il allait voter comme moi. Évidemment, ce n'était pas un référendum.»
Le sénateur Serge Joyal a côtoyé l'abbé Lanoue lors de la création du Musée d'art de Joliette. «Quel homme. Quelle perte. Si affable, toujours intéressé à l'histoire», a-t-il déclaré avec émotion.
Au nom des familles Lanoue, Marsolais et Forest, Yvan Forest a souligné que son oncle avait fait inscrire sur son calice la maxime «Servir dans la joie». «Son livre sur Saint-Jacques est un petit chef d'oeuvre. Il nous laisse le souvenir d'un historien respecté doté d'une mémoire remarquable.»
La cérémonie était célébrée par Mgr Gilles Lussier accompagné de son collègue Pierre Gaudet et du curé répondant de l'unité Nouvelle-Acadie, Paul Léveillé.
L'évêque du diocèse de Joliette a, le 27 février, été au chevet du malade pour lui donner l'extrême-onction. François Lanoue, a-t-il confié à l'assistance, avait été profondément honoré, de recevoir la Médaille du Mérite diocésain.
La cérémonie s'est terminée par un chant en latin, «Salve Regina», entonné par les nombreux prêtres présents et les membres de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem dont faisait partie le défunt. «Salve Regina signifie Salut, reine du ciel. Nous le chantons chaque fois qu'un prêtre décède», a expliqué le prêtre ouvrier Raymond Gravel.
Le cercueil a quitté l'église tandis que le choeur entonnait l'hymne des Acadiens, Évangéline. Une poignée de parents et d'amis, dont Bernard Landry et sa conjointe, Chantal Renaud, ont, à pieds, accompagné le disparu à son dernier repos.
Derniers adieux à François Lanoue
Saint-Jacques
«François Lanoue, tu viens d'entreprendre le plus formidable et le plus beau de tes voyages. Tu n'a pas besoin de prendre de photos puisque tu es dans l'Éternité. Quant à ton œuvre et à ta personne, elles sont à jamais dans nos esprits et dans nos cœurs !»
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Commentaires
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- Pierre Grandchamp
- - 18 Mai 2010 à 09:10:32
"Saint-Damien-de-Brandon 1867-1994", tel est le titre du volume sur l'histoire de St-Damien, signé François Lanoue. J'ai eu l'honneur de coordonner les recherches et écrits d'une cinquantaine de chercheurs damiennois, pendant plus d'un an et demi. Tout cela était acheminé à François Lanoue qui, finalement, a écrit cette brique de 648 pages. Et, c'est également lui qui a conçu les armoiries de St-Damien:"PER FIDEM AD AUGUSTA". Je garde de lui un souvenir émouvant!
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- Yvan Forest
- - 18 Mai 2010 à 09:10:03
Monsieur Pelletier, Permettez-moi de venir vous féliciter et vous remercier pour les excellents reportages et articles que vous avez produits au sujet de notre François Lanoue, à l'occasion de son décès. S'il pouvait "revenir", il vous dirait sans doute que vous avez fait un travail remarquable. Au nom des familles Lanoue, Marsolais et Forest. Merci.




