Joliette n'abandonne pas Kyoto malgré le retrait du Canada

Alexis
Alexis Beaudet
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Une décision «dévastatrice» selon Gilles Côté

Les Joliettains semblent choqués par la décision du gouvernement fédéral de se retirer du protocole de Kyoto, dont les objectifs sont jugés «stupides» par Stephen Harper. L'Action a recueilli les réactions.

Le directeur général du Conseil de l'environnement de Lanaudière, Gilles Côté, affirme que la position du Canada n'affecte pas les efforts locaux pour la réduction des GES.

C'est au terme de la conférence de Durban, en décembre, que le Canada a décidé de se retirer du protocole de Kyoto, dont les objectifs de réduction des Gaz à effet de serre (GES) sont jugés farfelus par l'administration conservatrice.

Une réaction «dévastatrice» selon Gilles Côté, directeur général du Conseil régional de l'environnement de Lanaudière (CREL). «C'est pas parce que la communauté internationale est bloquée qu'on va se contenter d'attendre les bras croisés comme le Canada», fustige le directeur général.

La géopolitique du carbone

L'environnement étant de compétence provinciale et les affaires externes du ressort fédéral, le directeur général du CREL reconnaît que «si on avait un gouvernement souverainiste, on aurait peut-être plus de tensions au sujet des compétences».

Qu'à cela ne tienne, puisque décembre a aussi marqué l'annonce d'une bourse de carbone négociée depuis plusieurs années entre le Québec, divers États et les provinces canadiennes. En fin de compte, seuls le Québec et la Californie participent officiellement à ce jour.

«Ça nous réconforte un peu parce qu'on fait affaire avec un État qui a une population supérieure à celle du Canada, dit M. Côté. C'est une tendance qui va s'étendre rapidement».

Pour le directeur général, ceux qui ont pris des engagements pour réduire les GES dans la région de Joliette vont continuer leur travail, même si «c'est une mauvaise nouvelle pour ceux qui travaillent à conscientiser la population».

Un décision contestable?

Le constitutionnaliste et ex-député bloquiste Daniel Turp a récemment affirmé que le retrait du Canada pourrait être contesté en cour. Voilà un point de vue que partage la porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice et députée péquiste dans Joliette, Véronique Hivon.

«L'option d'une contestation judiciaire doit être analysée, il faut regarder toutes les options», dit-elle. La députée joliettaine soutient que ce geste atteint les compétences du Québec et fournit «un bel exemple des divergences entre le Québec et le reste du Canada».

«Notre région comprend plusieurs entreprises qui font des démarches pour réduire leur production de GES. Je pense à Holcim, Kruger, Graymont… Chez nous, il y a un réel souci pour l'environnement», dit Mme Hivon qui souhaiterait voir le gouvernement provincial réagir avec plus de vigueur.

Pour ceux qui désirent se prononcer, Daniel Turp fait présentement circuler une pétition intitulée «le Québec dit oui à Kyoto» à l'adresse danielturpqc.org/protocoledekyoto.php

Organisations: Gaz, Conseil régional de l'environnement de Lanaudière, CREL

Lieux géographiques: Canada, Région de Joliette, Kyoto Québec Durban Californie

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