Ce n’est pas la première fois qu’un accident survient à cet endroit et déjà, nombreux ont été ceux qui ont pointé du doigt la configuration de cette intersection. Là comme à plusieurs autres endroits sur le territoire lanaudois, des travaux seront nécessaires si on veut corriger les lacunes de la 158. Mais le ministère des Transports ne semble pas si pressé d’agir afin d’assurer la sécurité des automobilistes de la région.
En effet, on apprenait cette semaine que, malgré la tragédie qui a coûté la vie à quatre victimes, le MTQ n’entend pas devancer la construction d’un nouveau carrefour giratoire – communément appelé «rond-point» – afin de sécuriser ladite intersection. La construction se fera donc dans trois ans, en 2014, comme c’était déjà prévu. Mais attend-on qu’il y ait d’autres morts avant d’agir?
Pas une semaine ne passe sans qu’un accident – parfois mortel – ne se produise sur la route 158, l’une des plus dangereuses dans le nord de Lanaudière. Inaugurée au début des années 1980, cette route a beau être, après l’autoroute 31, le second lien routier en importance reliant Joliette au reste de la région, sa configuration originale ne répond plus aux besoins grandissants d’une région en développement comme la nôtre.
La route 158 ne comporte en effet que deux voies sur la presque totalité de ses 114 km de longueur, poussant parfois les conducteurs impatients à effectuer de périlleuses manœuvres de dépassement. Dans le cas de l’incident de Sainte-Geneviève-de-Berthier, c’est la configuration de l’intersection qui pose problème, comme tant d’autres intersections sur la 158. Or, comment peut-on expliquer que la configuration actuelle de cette route n’ait toujours pas été reconsidérée?
Les Lanaudois en ont assez de compter les morts de la 158. Il est grand temps que le ministère des Transports agisse pour corriger la situation et prévenir d’éventuelles catastrophes comme celle que nous avons vue la semaine dernière à Sainte-Geneviève.
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