Transports collectifs : un grand pas en avant

Raphaël
Raphaël Melançon
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Peu avant les Fêtes, L’Action vous révélait les intentions de la Corporation de transport du Joliette métropolitain (CTJM) quant au renouvellement de sa flotte d’autobus. C’est maintenant chose faite, car depuis quelques semaines déjà, les tout nouveaux véhicules de la CTJM sillionnent les rues du Grand Joliette.

De nouveaux autobus au CTJM

J’ai eu l’occasion de faire l’essai de ces nouveaux autobus cette semaine et j’ai été agréablement surpris. Ces véhicules sont dotés de toutes les commodités que l’on s’attend à retrouver dans un parc d’autobus moderne comme on en retrouve dans la plupart des grandes villes nord-américaines. Fort confortables, ils ont aussi l’avantage d’être spacieux, avec 32 places assises. Lorsqu’on les compare aux petits minibus que la CTJM opérait depuis 2007 jusqu’à tout récemment, cela fait tout un contraste - et pour le mieux!

J’avais d’ailleurs consacré une chronique sur le sujet des transports en commun en septembre dernier dans laquelle j’affirmais : « c’est en élargissant et en modernisant dès maintenant notre réseau de transports collectifs que nous parviendrons à attirer une clientèle nouvelle ».

Il faut dire que l’achalandage du service de transports collectifs joliettain a baissé drastiquement de près de 31% en une seule année, entre 2008 et 2009. Qui plus est, le président de la Corporation de transport, Robert Groulx, a récemment confié à L’Action qu’il s’attendait à ce que les chiffres pour l’année 2010 révèlent également une baisse de l’achalandage par rapport à l’année précédente et ce, malgré la récente révision des circuits. D’importants changements s’imposaient donc afin de renverser la vapeur.

De tout évidence, les décideurs de la CTJM sont du même avis et je salue leur vision d’avenir qui vise non seulement à améliorer le service offert aux utilisateurs actuels, mais aussi à attirer de nouveaux usagers qui, autrement, prendraient leur voiture, comme le font des milliers de Joliettains chaque jour, même pour effectuer leurs plus petits déplacements. La CTJM mise donc sur ce nouvel effort d’envergure pour redonner aux résidents de la région le goût de prendre l’autobus.

Les citoyens du Grand Joliette peuvent désormais être fiers de leur service de transports en commun. Espérons maintenant qu’ils emboîteront le pas et qu’ils profiteront davantage de ce service accessible à tous!

twitter.com/RaphaelMelancon

Organisations: Corporation de transport

Lieux géographiques: Grand Joliette

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  • Marc Longchamps
    01 février 2011 - 19:44

    Lorsqu'on parle de transport en commun, force est de constater que la tendance à confondre accessibilité, qualité de service et développement durable sont trois aspects qui ne vont pas toujours de pairs. Ainsi, la vision qui émane du service de transport dans la région de Joliette tend d'abord à concilier un désengagement consécutif des deniers publics dans le transport en commun local et inter régional pour le transférer graduellement en totalité aux usagers qui, souvent, adoptent ce moyen de transport justement pour son coût moindre. En principe. La situation qui prévaut hélas ! pour le service inter régional confirme ces constats de manière désastreuse. La vision que traduit la détérioration constante du transport en commun n'a rien de salutaire au contraire. Mais il présume plutôt d'un manque grave de leadership et de gestion efficiente d'un plan de développement de transport adapté aux années 2011. En fait, la baisse constante de l'achalandage tient en fait à une suite de mauvaises décisions de gestion de l'administration régional de transport, qui, devant pareils résultats aurait dû remettre leur démission en bloc pour incompétence. Le véritable changement de cap, ne tient pas tant à regarder la parade de nouveaux autobus, mais bien de signifier la mise sur pied d'une équipe de véritables gestionnaires de transport qui puissent comprendre la réalité du transport régional actuel. Moi je veux bien poser mes fesses sur des bancs un peu plus confortables dans une poignée bus tout neufs, mais si on persiste à couper délibérément des circuits, à augmenter les prix de manière indécente et à persister à détériorer le transport local et inter régional, je ne vois pars la lueur d'optimisme. Rien que pour le transport du circuit 55, on a vu ses tarif passer de près de 100 $ par mois en 2003 vers le métro Berri à près de 200 $ pour un arrêt au métro Radisson, obligeant ainsi la plupart à se procurer en plus une carte de métro à 72 $ par mois afin de se rendre au métro Berri. Faut le faire, comme vison de transport. Et à chaque ajout de fréquence du trajet s'est toujours accompagné inconditionnellement une coupure d'un autre circuit inter-régional jugé moins rentable. Donc il est aussi faux de penser que l'augmentation des coûts aie pu servir à développer le service. Et on taira ici les risibles et fréquentes pannes d'autobus, les retards religieusement prévisibles, des chauffeurs si mal payés que dès qu'on réussi à en avoir un qui connaisse le trajet, il ne tarde pas à quitter pour un autre employeur qui le rémunérera plus correctement. Leurs horaires étant franchement charcutées au gré des besoins des gestionnaires, la qualité du service au client en est que plus affecté. Je ne crois pas que l'on puisse porter un constat aussi idyllique que votre article en se limitant à essayer un autobus une fois dans sa vie. Visiblement. Je suis un utilisateur assidu et convaincu du transport en commun. Et 270 $ par mois pour un si mauvais service ça motive bien tous les vendeurs de chars de Joliette, et sa Chambre de commerce. Pour citer le maire Laurin dans un de vos reportages antérieurs qui rappelait qu'un service d transport en commun n'est pas souhaitable pour la région car il aurait un effet de pression sur les salaire des entreprises d'ici. Car pour lui, un travailleur qui bénéficierait d'un service de transport efficace et à faible coût déserterait pour travailler à Montréal, susceptible de lui offrir de meilleures conditions de travail. Ainsi va le développement de Lanaudière, à travers des relents dépassés de ces élus. That's the name of the game.