Melançon: le parti de Legault : une bonne nouvelle

Raphaël
Raphaël Melançon
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François Legault

Mercredi dernier, mon collègue Louis Cornellier écrivait, dans sa chronique intitulée « Le parti de Legault : une mauvaise nouvelle », qu’il souhaitait voir échouer le projet de création d’une nouvelle alternative politique au Québec. Avec tout le respect que j’ai pour mon collègue, je me permets aujourd’hui de lui répondre.

 

Car c’est réellement ce dont a besoin notre province : un vent de fraîcheur. Le cynisme a atteint son paroxysme, les électeurs, écœurés par les scandales de corruption, perdent progressivement confiance en nos partis politiques «traditionnels». Mais ce n’est pas tout : la sempiternelle « question nationale », qui monopolise les débats sociaux depuis près de cinquante ans, a fini par gangréner le système politique québécois en détournant notre attention des vrais enjeux sociaux. Depuis la Révolution tranquille, nous avons mis de côté les véritables débats d’idées, traditionnellement entre la gauche et la droite, pour diviser l’échiquier politique entre souverainistes et fédéralistes. Les principaux partis politiques, tous de centre-gauche ou presque, font preuve de très peu de créativité, se contentant souvent de nous proposer la même chose dans des mots différents.

 

Or, le Québec n’a pas les moyens de ses ambitions. L’État-providence que défend M. Cornellier a contribué à gravement endetter le gouvernement qui paye désormais «l’épicerie» sur sa carte de crédit. Avec une dette brute dépassant les 150 milliards de dollars, le Québec est la province la plus endettée du Canada et cette dette devrait augmenter de 29 milliards supplémentaires d’ici cinq ans.

 

Qui payera la facture? Sans doute ma génération et celles qui suivront. On refile nos dettes à nos enfants! À l’heure où la souveraineté ne semble pas réalisable à court ou moyen terme, après avoir perdu deux référendums en 30 ans, je vois d’un bon œil que nous mettions de côté, ne serais-ce que temporairement, ce débat interminable pour nous concentrer sur des problèmes beaucoup plus urgents (santé, éducation, économie, infrastructures).

 

Si M. Cornellier aime qu’on lui répète la même chanson depuis un demi-siècle en se faisant croire que tout va bien, c’est son droit. Pour ma part, je crois que le paysage politique québécois a besoin d’un sérieux coup de plumeau et ça, seul un nouveau parti peut le faire.

Lieux géographiques: Québec, Canada

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  • real richard
    23 octobre 2010 - 19:10

    Je suis a me poser la question Francois Legault qui a part du principe de l'indépendance du Québec et qui quitte car pour lui on ne parlais plus de la l'indépendance mais balais l'option pour la mettre dans l'oubliette pour moi le problème comment va t'il gèrer l'état que feras t'il quand cela ne feras plus sont affaire quitter le bateau pendant qu'il coule pour moi ce qu'il as fait a la dernière élection car les personnes les membres du partie lui fesait confiance pour ma part un volte face veux en dire long et surtout dire la piètre conviction de cette homme.Pour ma part des partie de centre droite qui ne font que nous que répartir la richesse dans les plus nantie de cette société et pour terminer j'ai 53 ans je travaille et l'assurance parental et la gratuité de l'invitro poutant pour nous cela fait longtemp que notre tour est passé et la gratuité en santé et les lutte de la révolution traquille aujourd'hui profite et tant mieux et je paie des impôts et je maintien qui si nous serions maitre chez nous et gèrer par des partie fédéralistes nous perdons et nous sommes perdant quand les autres nous dit quoi faire. Droite tous pour toujours en perdre plus bon jugement ?

  • Pablo Lugo Herrera
    22 octobre 2010 - 11:46

    Bonjour à toutes et à tous. Je ne suis pas d'accord avec un nouveau parti. Je répète — comme je l'ai dit dans la chronique de Cornellier — on a besoin d'un changement sérieux de la façon comme on doit faire de la politique. Honnêteté et écoute à la population. Si on regarde cette profession, elle se trouve dans les derniers rangs d'appréciation avec celle des vendeurs d'autos. Même s'il y a un nouveau parti — je ne le crois pas — on n'a pas besoin de bonnes idées, mais que ces idées soient concrétisées. Merci.

  • Jacques Famery
    22 octobre 2010 - 10:48

    Vous avez totalement raison! M. Cornellier fait une poussée de fièvre, juste parce qu'il y' a rumeur d'un nouveau parti... fondé par d'anciens Péquistes. Sa indique vraiment la confiance qui règne chez les "purs et durs". En sortant l'épouvantail de la droite pour diaboliser un parti qui n'existe pas encore, il démontre à quel point, le PQ est dans un cul de sac. Malgré les pseudo scandales, les enquêtes à répétition que le PQ exigent et le manque de leadership du PLQ, tout les sondages indiquent que le PQ, nouvelle version ne décolle pas. En fait, ce que M. Cornellier ne veut surtout pas voir ou savoir, c'est que l'option souverainiste est entré en "dormance" et que la plupart des électeurs ne croit plus à la solution miraculeuse passe partout. Il va falloir faire face à nos vrais problèmes (Comme dans tout les pays industrialisés) et arrêter l'éternelle partie de ping-pong entre un parti qui privilégie l'attentisme et un autre qui croit à la pensée magique.