Melançon: péril en lieux sacrés

Raphaël
Raphaël Melançon
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St-Jacques, Berthier, St-Paul, St-Thomas, St-Norbert… Ces paroisses, comme beaucoup d’autres paroisses catholiques lanaudoises, sont reconnues pour la valeur inestimable de leur patrimoine architectural religieux.

Mais ce patrimoine, faute de fidèles – et donc de financement, ne cesse de se détériorer. Au Québec, particulièrement dans les zones urbaines, nos églises, si belles furent-elles, sont peu à peu démolies ou vendues à des promoteurs qui se chargent de les dénaturer pour en faire d’ignobles condos. Les fabriques, à bout de souffle, n’ont malheureusement d’autre choix que de se tourner vers ces nouvelles sources de revenus pour subsister et continuer à offrir des services aux fidèles qui, d’années en années, se font moins nombreux. Or, le temps presse si nous voulons que les générations futures, celle de nos enfants et petits-enfants, puissent admirer à leur tour la splendeur du travail réalisé par nos aïeuls bâtisseurs.

 

Une des solutions proposées serait de « nationaliser » les principaux lieux de culte afin de les préserver et de les mettre en valeur. La France a opté pour cette voie en 1905 et depuis rares ont été les églises françaises de valeur fermées pour des considérations financières. Les lieux de culte y demeurent disponibles pour la tenue d’activités religieuses paroissiales, mais les édifices peuvent aussi accueillir divers organismes communautaires et culturels laïques. Cette solution peut toutefois s’avérer coûteuse, le gouvernement prenant en charge la restauration et la gestion des édifices. Il s’agit néanmoins d’une façon intéressante de rendre à la population ce qui lui revient tout en permettant la sauvegarde de ces bijoux d’architecture religieuse auxquels on donne une seconde vie.

 

Que l’on croie ou non en Dieu, il est temps de mettre de côté nos vieilles rengaines face à cette Église catholique jadis si puissante et de regarder, à présent, vers l’avenir : voulons-nous vraiment voir s’effacer ce pan important de notre histoire nationale? J’en doute. C’est pourquoi le moment est venu de prendre des décisions audacieuses afin de préserver la riche mémoire patrimoniale de notre peuple.

 

Raphaël Melançon ***

 

Petite précision suite à ma chronique de la semaine dernière concernant les «Béciks» jaunes : la MDJ attend une réponse à sa demande de subvention du PLI depuis avril 2010 et non depuis novembre 2009.

Organisations: Église catholique

Lieux géographiques: Québec, La France

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