Le nouveau parti, reconnu par le Directeur général des élections depuis le 13 août, est mené par l’avocat Jacques Beauregard. L’homme de 65 ans partage son temps entre Montréal et Rawdon, où il habite depuis 29 ans. Ne pensant pas tenter sa chance en politique municipale, il a décidé de briguer la mairie après avoir perçu un sentiment d’insatisfaction au sein de la population. «Il y a de la grogne, estime l’aspirant-maire. Le conseil actuel n’accepte pas la dissension.»
Le parti a été fondé par le conseiller indépendant William MacDonald. Siégeant au conseil depuis deux ans, l’entrepreneur s’est lancé en politique municipale pour «trouver des réponses à ses questions, note-t-il. Mais finalement, j’ai encore plus de questions!» Le conseiller dit souhaiter que l’administration municipale retrouve sa transparence.
Pour ce faire, Jacques Beauregard et William MacDonald se sont entourés de candidats provenant de milieux diversifiés. Leur équipe est composée de Brent Parkinson, un ex-cadre à la Société du crédit agricole, Louise Poirier, une jeune retraitée de l’enseignement, Johnny Seminaro, un informaticien, Normand Marsan, un entrepreneur récemment retraité, et Jacqueline Zara, une artiste impliquée dans le milieu. Leur devise: «Service-Action-Transparence».
Le parti reproche à l’administration actuelle de manquer de vision. Il déplore des lacunes de planification en urbanisme, un climat de travail difficile à la Ville, des activités et des infrastructures insuffisantes pour les jeunes… «On n’a rien à leur offrir. Il faut donner une vision à notre population», souligne Jacques Beauregard. La fermeture de l’usine North et les démarches entreprises pour aider les travailleurs comptent aussi parmi les préoccupations du nouveau parti.
Selon Jacques Beauregard et William MacDonald, Option Rawdon encadrerait mieux le développement économique et démographique auquel la municipalité fait face. «Nous voulons redonner à Rawdon une vision», dit William MacDonald, qui considère que l’ancien Canton est laissé de côté dans les projets de l’administration actuelle.
«Il faut que la population sente que ses taxes servent. Il ne faut pas que les taxes soient dissipées en frais d’avocats!» ajoute Jacques Beauregard, en évoquant le dossier de la cyberintimidation, qui a mené l’administration municipale devant les tribunaux face à un groupe de citoyens tenant des propos diffamatoires sur un forum de discussion. «Il est temps qu’on ouvre les fenêtres, qu’il n’y ait plus de secrets ni de cachoteries», conclut-il.
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