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À l’école, comme tout le monde

Louis Cornellier
Publié le 16 Juin 2010
Publié le 12 Juillet 2010
Louis Cornellier
Sujets :
La Presse , Ministère de l’Éducation , Université de Sherbrooke , Québec , Territoire des Samares , Mission de l’Esprit-Saint

Un reportage d’Ariane Lacoursière, paru dans La Presse du 7 juin dernier, nous apprend que près de 1000 enfants québécois ne fréquentent pas l’école et sont plutôt scolarisés à la maison. Selon une spécialiste de l’Université de Sherbrooke, le nombre total d’enfants qui ne fréquentent pas l’école serait même beaucoup plus élevé et se situerait entre 1000 et 2500. Le même reportage nous apprend aussi que la commission scolaire des Samares, c’est-à-dire celle de la région couverte par L’Action, « compte le plus grand nombre d’enfants scolarisés à la maison au Québec, soit 212 ».

Cette situation est totalement inacceptable. Au Québec, tous les enfants, sans exception, devraient fréquenter l’école. Il n’y a aucune raison valable pour justifier qu’il en soit autrement. Choisir de scolariser son enfant à la maison est un geste antisocial, antidémocratique et potentiellement dommageable pour les enfants.

Au Québec, la Loi sur l’instruction publique oblige les parents à envoyer leurs enfants à l’école ou à leur offrir un enseignement équivalent à la maison. Dans le deuxième cas, les enfants doivent tout de même passer des évaluations annuelles visant à vérifier si l’enseignement reçu respecte les normes nationales. Or, nous apprend le reportage de La Presse, certains parents gardent leurs enfants à domicile, ne les envoient pas passer les évaluations de la commission scolaire et n’encourent aucune sanction. Un vrai scandale.

Dans Lanaudière, ce problème est particulièrement sensible parce qu’il est notamment lié au cas du groupe religieux Mission de l’Esprit-Saint, situé à Saint-Paul-de-Joliette. L’école spéciale de ce groupe a été fermée en juin 2007, par ordre de la Cour supérieure, parce qu’elle ne respectait pas les programmes du ministère de l’Éducation. Depuis, les enfants qui fréquentaient cette école sont censés être scolarisés à la maison, mais ils sont parfois réunis dans l’ancienne école pour, dit-on, des activités parascolaires. Plusieurs d’entre eux, semble-t-il, ne passent pas les évaluations annuelles.

Légalement, les parents ont le droit de transmettre à leurs enfants les croyances religieuses auxquelles ils adhèrent, mais ils n’ont pas le droit de les priver des programmes scolaires nationaux. Or, en permettant aux parents de scolariser leurs enfants à la maison, la société perd les moyens de s’assurer que ces derniers reçoivent un enseignement valable. Claude Coderre, secrétaire à la commission scolaire des Samares, a bien raison de dire « que le gouvernement n’en fait pas assez pour s’assurer que les parents qui déclarent enseigner à la maison le font vraiment ».

En 2006, une enquête de Radio-Canada révélait que les résultats obtenus par les enfants scolarisés à la maison sur le territoire des Samares étaient lamentables. Aujourd’hui, scandale supplémentaire, une telle enquête est devenue impossible à réaliser parce que, nous apprend La Presse, ces résultats ne sont plus comptabilisés par le ministère de l’Éducation.

Dans ce dossier, le danger sectaire n’est pas le seul en cause. Certains parents, en effet, souvent de tendance grano-alternative, choisissent de scolariser leurs enfants à domicile pour d’autres raisons que les convictions religieuses. Or, même dans ces cas, ce choix n’est pas plus justifiable. La plupart du temps, d’abord, les parents n’ont pas les compétences pédagogiques requises. Ensuite, et surtout, ce choix prive les enfants d’une expérience sociale nécessaire à la vie en démocratie. L’école, c’est aussi pour apprendre à vivre avec les autres, avec ceux qui ne sont pas comme nous; c’est aussi pour apprendre à respecter un cadre institutionnel qui ne fait pas toujours parfaitement notre affaire, mais sans lequel toute société démocratique s’effondrerait. On peut apprendre à lire, à écrire et à compter en restant à la maison, mais on ne peut apprendre à devenir un vrai citoyen.

Il revient au ministère de l’Éducation, et non à chacune des commissions scolaires, de mettre un terme à ces dérives en obligeant tous les parents du Québec à envoyer leurs enfants à l’école, avec tout le monde, sous peine de sanctions dans le cas contraire. Le cocon familial a ses limites.

Louis Cornellier

louisco@sympatico.ca

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Rachel Bergeron
    - 28 Juillet 2010 à 09:57:49

    Je suis tout à fait scandalisée de lire vos propos, M. Cornellier. Que de préjugés, que d'intolérance, que d'ignorance! On croirait que vous voulez seulement susciter la controverse, et non vraiment parler en faveur d'une bonne éducation pour les enfants. Cela est déplorable!

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  • Nom de l\'usager
    Francis Foy
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:30

    Monsieur Cornelier, Votre réaction en est une d'un père insécure à qui la conjointe, plus lucide et proche de ses enfants, lui propose d'envisager l'école à la maison pour ses rejetons. Votre réaction en est une d'un homme de carrière pour qui la perspective de se faire «juger» par ses pairs sur la base d'un choix d'éducation pour ses enfants ne plaît guère. Finalement, votre réaction ressemble à la mienne, il y a de cela quelques années. J'ai osé suivre ma conjointe dans ce projet éducatif exceptionnel. Après m'être défendu contre tout les préjugés que vous avez si bien étalés dans votre texte (religion, socialisation...), aujourd'hui, je préfère en rire en regardant évoluer mes enfants, car il s'agit bien d'évolution! Évidemment, le fait d'être professeur n'influence en rien votre prise de position n'est-ce pas? Allez, monsieur Cornellier, un peu de courage, sinon un peu de rigueur. Salutations

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  • Nom de l\'usager
    Serge Laurin
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:29

    Plus je relis le texte de Louis Cornellier, plus ces propos totalitaristes et légèrement démagogiques me sautent aux yeux. Il suggère même des sanctions comme dans le bon vieux temps des systèmes scolaires autoritaires et unilatérals. On a qu'à se documenter un peu sur l'école à la maison - les témoignages précédents l'illustrent assez éloquemment - pour en constater les bons résultats. Résultats beaucoup plus probants que dans le système éducatif actuel. Il pourrait être intéressant de tracer un profil socioprofessionnel des enfants qui ont vécu l'école à la maison et qui sont maintenant adultes. On pourrait être surpris et en redemander. Monsieur Cornellier pourrait être rassurer alors, j'en suis sûr. Le ministère de l'Éducation pourrait considérer ce cheminement avec plus d'ouverture d'esprit et le soutenir davantage - à l'instart de certains états américains - plutôt que le réprimer comme certains le souhaiteraient. Encore hier, ma fille qui était venue souper, me confirmait tout le bonheur et la chance qu'elle avait eu à faire l'école à la maison. Elle aurait sans doute été différente aujourd'hui si elle avait fréquenté l'école et, je ne pense pas que cela aurait été positif. Son anxiété actuelle, c'est qu'elle ne pourra pas offrir ce cheminement éducatif à ses enfants. J'espère alors que le système éducatif va s'être amélioré.

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  • Nom de l\'usager
    Gauthier, Christine
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:28

    Le choix en éducation relève de l'essence même de la démocratie. De très nombreux parents choississent d'éduquer leurs enfants parce que JUSTEMENT l'éducation est une de leur priorité. Identifier le choix d'éduquer ses enfants au mouvement sectaire est une grave erreur. Les études de oplus en plus nombreuses démontrent que les enfants élevés hors du système scolaire sont mieux socialisés, davantage engagé dans la communauté, obtiennent de meilleures notes que les enfants scolarisés (y compris ceux des écoles publiques). Certains réussissent des cours universitaires AVANT de passer les examens de secondaire 4 et 5. Ils font preuve d'un meilleur esprit d'entreprise, conservent leur créativité. 75% d'entre eux font des études universitaires contre un peu plus de 50% pour la population en général. Les familles s'organisent: elles font de très nombreuses activités ensemble: expo géo/ histoire; expo-science; théâtre, sports récréatifs, sorties organisées et ateliers de toutes sortes. En fait les jeunes de l'école vivent une expérience éducative beaucoup plus pauvre en comparaison. En outre, de très nombreux parents retirent leurs enfants parce que l'école n'est pas en mesure d'offrir les services appropriés pour que ces enfants se développenet, apprennent et s'intégrent dans la société. Admettons-le, le système est exsangue; les classes trop nombreuses, les services en déclin. Les professeurs eux-mêmes le crient sur les toits depuis des années, mais personne ne les entend. Un vraie dialogue de sourd entre MELS, société et professeurs. Quant aux évaluations, elles servent surtout le système et non pas le bon développement des jeunes. Les évaluations sont trop nombreuses et on n'apprend pas quannt on est évalué constamment. On passe des examens et on s'empresse d'oublier. Je connais des jeunes qui n'ont été évalué pour la 1ère fois en sec 4 et 5 pour l'obtention du DES.... avec une moyenne de A et A+ et des commentaires extrêmement positifs. L'évaluation permet au MELS d'évaluer sa réforme... elle n'aide pas les jeunes. Un jeune éduqué à la maison en général, couvre TOUTE la matière et le parent s'Assure qu'il la comprend et ne se satisfait pas d'un 60%. Les familles qui font ce choix font de grands sacrifices et consacrent ÉNORMÉMENT de temps à leurs enfants. Elles se contentent d'un salaire, enseignent TOUTES les matières et répondent aux besoins affectifs, sociales et cognitifs de leurs enfants. ALors les mettre pêle mêle dans le panier des sectes dont la priorité N'EST PAS l'éducation est plus que réducteur. LA journaliste n'a évidemment pas fait ses devoirs et c'est contenté de faire du sensationalisme. En Amérique du Nord, seule le Québec est aussi obtus. Ailleurs au Canada, on redonne une partie des taxes scolaires aux familles, on ouvre des centres de ressources, on réintègre sans examens abusifs. BREF on fait confiance aux parents. Les cas d'abus ne sont vraiment pas l'apanage des familles scolarisant à domicile... au contraire. Est-ce que parce qu'un jeune s'use son pantalon sur une chaise à l'école signifie qu'il apprend? qu'il socialise positivement? qu'il n'est pas abusé? Tout comme l'école n'a certainement pas le monopole de la socialisation. Au Québec on a besoin d'une bonne réflexion sur ce qu'est l'éducation et ce n'est pas en baillonnant ceux et celles qui osent penser et agir autrement que l'on améliorerea le sort du système d'éducation et la société en générale. Vive la différence et le choix en éducation.... ce sont deux éléments essentiels d'un démocratie en santé.

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  • Nom de l\'usager
    Hélène Beaulé
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:28

    Je suis scandalisé de lire de tel propos. D’abord, déclarer qu’il n’y a aucune raison valable qui justifie que les parents choisissent d’enseigner leur enfant à la maison est aberrant. Permettez-moi de vous dresser un bref portrait de la situation dans laquelle se retrouve notre système d’éducation au Québec. Notre système scolaire québécois se trouve dans un état lamentable, le taux de décrochage croît avec les années, la réforme est toujours contestée par les professionnels de l’enseignement et elle n’obtient toujours pas les résultats espérés. Selon certains politiciens, journalistes et professeurs au Département d'éducation et pédagogie : « la réforme est un déplorable gâchis ». De plus, la maîtrise de la langue française va en décroissant. Le taux de réussite aux épreuves obligatoires d'écriture en français en 2000 et 2005 montre que le taux de réussite en orthographe, en syntaxe et en ponctuation a chuté et que le taux global de réussite, lui, a chuté de 90 % à 83 %. Aussi, est-il normal que des jeunes qui ont obtenu leur diplôme d’études secondaire et qui s’inscrivent au cégep soient dans l’obligation de s'inscrire à des cours de rattrapage en français et en mathématiques afin d'apprendre ce qu’ils devraient pourtant déjà avoir appris? Nos écoles sont confrontés à des classes engorgées, les professeurs sont épuisés et sont incapables d’offrir un enseignement personnalisé. Sans compter l’intimidation, le taxage, la violence physique et verbale vécue par tant d’élèves tant au primaire qu’au secondaire. Les enfants se retrouvent bien souvent isolés et sans soutien. N’oublions pas le fléau de la drogue que l’on retrouve si abondamment et si facilement dans nos écoles du Québec depuis les dernières années. Sans compter l’image vestimentaire dont sont esclaves les enfants et dont les parents en payent cher le prix afin que leur enfant ne soit pas mis à part du groupe. Tous ces facteurs de stress et les problématiques du système public sont-ils des éléments clés à la socialisation et à l’épanouissement de nos jeunes? Et dites-moi, qu’est-ce qui est le plus potentiellement dommageable et antisocial pour les enfants? La National Home Education Research, constate que les enfants éduqués à la maison ont un plus grand degré d’implication dans la communauté que les autres et ils ont une meilleure estime d’eux-mêmes. Les recherches concernant les enfants étudiant à la maison révèlent que les résultats scolaires de ceux-ci étaient similaires sinon supérieurs à ceux qui fréquentent un établissement public Monsieur Cornellier, allez faire vos devoirs, cessez de tricher et étudiez avec honnêteté ce dossier avant d’émettre de tels jugements aussi erronés et abaissants. LauraMaery Gold, Joan M. Zielinski, Homeschool Your Child for Free: More Than 1,200 Smart, Effective, and Practical Resources for Homes Education on The Internet and Beyond, Three Rivers Press, août 2000. Hélène Beaulé

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  • Nom de l\'usager
    Carl Dumouchel
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:26

    Il est clair que Monsieur Cornellier ne connaît rien de l'école-maison et qu'il n'a pas pris le peine de se renseigner. Au Québec, deux associations provinciales existent. L'une d'entre elle, l'ACPEQ, a près de 400 familles membres présentement. Elle est affiliée à l'association juridique canadienne pour l'école-maison (HSLDA) qui, elle, représente environ 600 familles au Québec seulement. Le Centre Canadien pour l'école-maison est un autre organisme affilié qui effectue des recherches sur l'école-maison au Canada, comprenant le Québec. La toute dernière étude donne le profil de jeunes adultes "15 ans plus tard". Très révélateur et tout à fait contraire aux propos que tient monsieur Cornellier.Vous pouvez avoir accès au synopsis de cette étude au lien suivant: http://www.hslda.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=60&Itemid=81 Espérant dissiper un peu le brouillard produit par l'ignorance...

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  • Nom de l\'usager
    Amélie Lachance
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:26

    Croyez-vous vraiment que les enfants apprennent vraiment à socialiser correctement dans les écoles où l'on offre une socialisation uniquement «horizontale»? Mes enfants sont scolarisés à la maison et vivent une expérience beaucoup plus réaliste que celle offerte à l'école; ils ont des contacts avec des gens de tous âges, de toutes origines et de plusieurs «classes sociales», contrairement à l'école où ils sont empilés par groupe d'âge et par classe sociale (école privée, école de quartiers défavorisés)! Ils font du bénévolat, ont de nombreux amis et de nombreuses activités! Nous ne pratiquons aucune religion mais n'acceptons simplement pas la médiocrité offerte dans les écoles! Les professeurs ne sont pas en cause; ils n'ont simplement pas les moyens d'offrir tout leur potentiel. La déclaration universelle des droits de l'homme dit; «Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants» (article 26. 3°). Le code civile du Québec déclare; «Les père et mère ont, à l'égart de leur enfant, le droit et le devoir de garde, de surveillance et d'éducation» (article 599) La fédération des commissions scolaires du Québec écrit dans son document «La loi sur l'instruction publique annotée»; «Le fait de soumettre une dispense de l'obligation de fréquentation scolaire à une évaluation préalable de la commission scolaire contrevient à la liberté de religion garantie par l'article 2a de la charte canadienne des droits et libertés...». Vous ne semblez pas vous être informés adéquatement avant d'écrire ce commentaire. Je vous invite à consulter les sites Internet de l'association québécoise de l'éducation à domicile du Québec (AQED) et celui de la Home school legal defense association (HSLDA). Devons nous restreindre le droit d'avoir une automobile à l'ensemble de la population parce-que certains automobilistes sont irresponsables? Vous dites que les parents n'ont pas les qualifications requises pour enseigner à leurs enfants; est-ce à dire que pour leurs enfants de 0 à 5 ans ils sont compétents mais qu'à partir de 6 ans ils sont tout à coup incompétents? Les commissions scolaires reçoivent 810$ par enfant scolarisé à domicile tandis qu'elles reçoivent plus de 5 000$ lorsqu'un enfant fréquente l'école...C'est à se demander quels intérêts défendent-ils quand ils veulent interdirent aux parents de déléguer leur obligation d'éducation à une tierce partie... Et dites moi, quand un enfant se fait frapper, voler, agressé sexuellement dans une école parce-que la sécurité y est défaillante, vous répondez quoi? C'est la vie mon grand; tu dois apprendre à te défendre seul??? Désolée, mais vos argements ne tiennet pas la route. Amélie Lachance

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  • Nom de l\'usager
    Caroline Quinn
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:26

    Bien le bonsoir! J'aimerais d'abord me présenter. Je suis une "mère au foyer" à tendance "grano-alternative" (qui mange des barres tendres et écoute du Green Day j'imagine?). J'ai vingt-neuf ans et je suis originaire de Rawdon. Je suis donc un pur produit commission scolaire des samarres. Euh non, Cascades-L'Achigan, c'était avant les fusions. Et la réforme. J'ai "réussi" à l'école, c'est-à-dire que j'avais de bonnes notes. Bon, il n'est écrit nulle part sur mes bulletins que j'avais du mal à m'intégrer et que j'étais ce qu'on appelait poétiquement un "rejet". Bizarre non, c'est un point important dans notre formation de citoyen il me semble? Ça n'est pas bien grave, une fois arrivée au CÉGEP, avec moins d'encadrement, la possibilité d'être davantage auto-didacte et un enseignement dispensé uniquement par des professeurs n'ayant reçu aucune formation en pédagogie, je me suis beaucoup plus épanouie. Mais c'est bien évident qu'il faut aller à l'école pour apprendre à vivre en société... La société, c'est toujours 20 à 30 personnes du même âge et du même quartier (donc souvent de la même classe sociale) avec en avant un "boss" qui doit tout gérer tout seul et qui a obtenu ce poste juste en ayant reçu un p'tit bout de papier après 4 ans d'université, sans que personne n'ait vérifié ses vraies compétences. Dans la société, tout le monde se lève à la même heure, mange à la même heure, fait le même travail. Dans la société, si t'aimes pas l'endroit où tu travailles ou tes collègues, ben t'es pogné avec. Rester à la maison pour apprendre avec sa famille, faire l'épicerie avec ses parents chaque semaine, des activités enrichissantes avec des personnes de tout âge et de plein de milieux différents, recevoir un enseignement personnalisé selon ses goûts, ses forces et ses faiblesses, c'est dangereux. Parc que ça fait des citoyens qui n'ont pas appris à rentrer dans le moule et se fermer la... Mon fils a été à l'école 4 mois. Il était malheureux, ça sautait aux yeux. Il n'arrivait pas à bien fonctionner dans la classe et ce depuis le début, mais je l'ai juste su quand c'était trop tard et qu'il était ben écoeuré, à la rencontre prof-parents fin octobre. La prof l'obligeait à finir ses bricolages pendant que les autres s'amusaient... Elle était bien rassurée quand je lui ai dit que mon fils était né très prématurément: ça expliquait ses difficultés... Qu'est-ce que ça change qu'il y ait une explication quand un enfant en arrache? J'ai voulu trouver des solutions pour qu'il reprenne goût à y aller, au moins un peu, quitte à le retirer de l'école quand même, qu'a moins il ne quitte pas sur une note trop négative. Qu'est-ce que j'ai eu comme soutien? RIEN! Parce que mon fils ne dérangeait personne. Il n'était pas violent, ni hyperactif, ni déficient. Juste malheureux. J'aurais bien pu le laisser là. Continuer à le regarder dépérir, voir s'étioler les relations familiales. Il se serait bien habitué, comme tellement d'autres enfants qui n'aimeront jamais l'école, mais vont bien se rendre compte que leur avis n'a pas d'importance. Ç'aurait été dans un sens plus simple. Ne pas prendre la responsabilité de son éducation, ne pas supporter les critiques des gens qui n'osent pas penser en dehors des sentiers battus. Mais j'ai mis un enfant au monde avec l'espoir qu'il soit heureux. Maintenant il l'est, et nous aussi.

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  • Nom de l\'usager
    Julien
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:26

    Les commentaires anonymes sont retirés

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  • Nom de l\'usager
    Mélanie Massicotte
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:25

    Je suis surprise de lire un texte si faible en contenu de la part de mon ancien professeur au Cégep. Vous m'avez appris à étoffer un texte d'opinion avec autrement plus de rigueur, Monsieur Cornellier. Quel est votre argumentaire? Une série de préjugés allignés les uns à la suite des autres! Je vous conseille de vous informer et de lire entre autre, l'étude de Madame Christine Brabant de l'Université du Québec À Trois-Rivières. Vous découvrirai un univers certes différent de votre vie personnelle mais riche en connaissances, en expériences avec des enfants allumés et des parents impliqués. L'école à la maison est loin d'être que pour des familles aux valeurs religieuses particulières ou pour des granoles... On parle de familles avec différentes motivations: enfants en difficultés scolaires, surdoués, enfants qui ont une maladie, projet particulier de famille ect... Je suis dans le domaine de l'éducation et je ferai l'école à la maison en septembre prochain, à ma fille de 7 ans, pour une durée d'un an. Je trouve dommage de publier un texte qui ne fait que nourrir les intolérances envers les gens qui font des choix différents de la masse.

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  • Nom de l\'usager
    Isabelle Gendron
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:24

    Quand je lis de tels propos, venant d'une personne qui a probablement suivi le parcours scolaire traditionnel et ce, jusqu'à l'Université, je me dis...¨Vivement que mes enfants prennent un autre chemin.¨

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  • Nom de l\'usager
    Yves Louis
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:24

    Les commentaires injurieux sont retirés

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  • Nom de l\'usager
    Mario Buteau
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:24

    Si vos messages sont censurés ici, allez sur Pour une école libre, on y parle de M. Corneiller http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2010/06/linstruction-la-maison-serait-selon-un.html

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  • Nom de l\'usager
    Dave Thompson
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:23

    Déugulasse. La seule raison pourquoi la gau-gauche comme vous veulent forcer les enfants à aller aux écoles publiques c'est pour continuer de les endoctriner comme je l'ai été. Je vous garantie que je vais élever mes enfants à la maison et ils laisseront vos enfants loin derrière. La pensée unique chez nous c'est un crime.

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  • Nom de l\'usager
    Jacques Famery
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:23

    J'aurais été tenté, pour une fois! D'être d'accord avec vos propos. L'éducation devrait être faite par des "professionnels" mais si des parents pour quelques raisons que ce soit, préfèrent garder leurs enfants à la maison, soit, mais qu'ils soit régulièrement contrôlés. Mais comme d'habitude, il semble qu'i est difficile au Québec de passer de la parole aux actes. Les parents n'ont pas à être tenu responsable des lacunes du ministère de l'éducation. J'ai voyagé pendant 5 ans, avec des Français, et TOUTES les familles, par la force des choses, éduquaient leurs enfants à la maison, mais ils étaient TRÈS suivis et les examens étaient réguliers. Leurs enfants n'étaient pas "asociaux" et au contraire ils étaient très éveillés, adoraient ce "mêler" à la conversation des adultes. Loin, très loin de la plupart de nos moutons qui sortent présentement du système publique spécialisé dans le nivellement par le bas. La seule chose négative, est qu'ils étaient pas vraiment habitués à recevoir la critique de leurs pairs ou d'un adulte étranger... comme presque tout les enfants d'aujourd'hui, ils sont parfaits!

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  • Nom de l\'usager
    Serge Laurin
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:22

    La grande majorité des parents et des enfants qui choississent de faire l'école à la maison ne le font pas pour des raisons religieuses mais plutôt parce qu'ils sont insatisfaits des services éducatifs reçus et des approches pédagogiques pratiquées dans nos écoles. Ils veulent tout simplement être davantage impliqués dans le développement de leurs enfants. Croire que l'école à la maison est antisociale, antidémocratique, nuit à l'enfant et l'empêche d'être un "vrai citoyen" appartient plus au domaine des préjugés qu'à une analyse documentée de ce choix éducatif. Curieusement, ces préjugés ont cours chez beaucoup d'enseignants comme s'ils étaient les seuls à pouvoir être éducateurs. Pour notre part, nous avons fait l'école à la maison pendant neuf ans à nos deux filles avec bonheur et, comme résultat, une belle réussite éducative. Aujourd'hui adultes, elles sont citoyennes à part entière, impliquées dans leur profession, L'une technologue agricole et l'autre médecin infectiologue. Après tout, les "mauvais citoyens" n'ont-ils pas tous fréquenté le système scolaire conventionnel? Devrions-nous l'abolir alors?

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  • Nom de l\'usager
    Mélissa Lépine
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:22

    Quelle démonstration flagrante que l'inconnu fait peur! J'ai auprés de moi mon fils de 9 ans, n'ayant jamais été scolarisé dans une école conventionnelle. Je le vois évoluer chaque jour, je le vois s'épanouir, prendre sa place dans la société...société diversifiée, composée de gens de tout âges, origines, classes sociales, etc. Mon fils n'est ni asocial ni ignorant. Il est curieux, attentif, intéressé par une foule de sujet. Il développe un esprit d'initiative impressionnant qui l'amène de plus en plus vers une plus grande autonomie dans ces apprentissages. Il développe son sens des responsabilités, autant en ce qui a trait à son éducation qu'à la vie de tous les jours. Des irresponsables, il y en aura toujours et partout..et ce, même chez les familles qui font l'IEF! Mais la réalité de la majorité est tout autre. Par expérience, les parents-éducateurs en sont qui ont à coeur le développement GLOBAL de leurs enfants car ces enfants, ce ne sont pas que des cerveau adulte en devenir, ce sont des êtres complets avec des besoin émotifs, intellectuels, récréatifs, etc. À tous les détracteurs de nos choix qui, au nom de la démocratie et du bien-être de nos société décrient nos choix haut et fort...faites donc un peu l'effort de mieux connaître ce dont vous parlez!

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  • Nom de l\'usager
    Francine Dugas
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:21

    Est-ce que vous avez interrogé des parents faisant l'école-maison M. Cornellier? et qui le font avec conviction et sérieux? Pour ma part, j'ai éduqué mes enfants pendant 22 ans à la maison. Voici ce qui en est sorti: tous mes enfants sont impliqués socialement (ils ont maintenant entre 33 et 16 ans) et sont des individus qui se respectent et qui réagissent avec assurance devant les défis sociaux d'aujourd'hui. Deux sont des ingénieurs informatiques, une est avocate, une autre est dirigeante d'un service à la clientèle, les autres sont encore aux études soient universitaires ou post secondaires. Et dire que vous pensiez que j'ai posé un geste antisocial et dommageable pour mes enfants. SVP informez-vous!

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  • Nom de l\'usager
    Yves Louis
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:21

    «Yves Louis Commentaire mis en ligne le 16 juin 2010 Les commentaires injurieux sont retirés» ??? Injurieux??? En quoi mes propos étaient-ils injurieux ? Mais les propos de M. Corneiller sont liberticides ! Il veut priver les parents de droits au nom de la « démocratie » comprise comme un monopole de l'État. Le tout en montant en épingle le cas de quelques enfants d'une sombre secte... C'est bien jacobin et dangereux. Il n'y a aucune insulte là, seulement une opinion motivée car personne ne pourra nier que M. Corneiller veuille moins de choix et plus de contrôles.

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  • Nom de l\'usager
    Pablo Lugo Herrera
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:21

    Bonjour. Je suis étonné de lire cet article. Le journaliste oublie que les parents décident sur l'éducation de leurs enfants. Faire la proposition de l'auteur de cette note est d'aller contre la démocratie. L'État ne doit pas intervenir sur les affaires privées et tout ça qui passe à l'intérieur d'un foyer relève du privé. Hereusement mon garçon va à l'école Thérèse-Martin, mais avant j'ai été exposé de lui envoyer à l'école Bato, car je démurais à Arthur-Normand. J'ai eu la chance, mais j'ai pensé de lui éduquer moi-même au lieu de l'envoyer à cette école.Autre chose. Dire que la plupart des parents éduquent leurs enfants par des motivations religieuses ne tient pas la route, c'est d'ignorer la réalité actuelle en éducation ici au Québec. Merci.

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  • Nom de l\'usager
    Fanny Mathieu
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:20

    Bonjour, Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites. J'ai été une enfant éduquée à la maison depuis ma jeunesse et je suis bien loin d'être une antisociale et une mauvaise citoyenne. De ce fait, il me fait plaisir de vous montrer une preuve que ma scolarisation à la maison a apporté d'excellents résultats, particulièrement en français. Voici un texte que j'ai rédigé moi-même et qui vous démontre que les enfants éduqués autrement ne sont pas ignorants et qu'ils n'ont point besoin d'être scolarisés à l'école pour obtenir de très bons résultats. « La détérioration de la langue française Dans la vie de tous les jours, dans les écoles, sur « internet », entre amis… La détérioration du français prend une expansion démesurée, voire alarmante au sein de notre quotidien. Être spectatrice de ces ravages est égal à une gifle en plein visage. Que sont devenues les phrases bellissimes, les vocabulaires soignés, les prononciations aux allures poétiques et tout ce que le français avait de mélioratif dans le passé ? Aujourd’hui, cette langue, cadeau inestimable de nos ancêtres, s’est déguisée en un langage bassinant et abject, notamment à cause de la nouvelle génération qui se veut une proie facile devant les élans négatifs de la modernité. Ce constat m’accable particulièrement, car cette dégradation ne peut qu’affecter ce que nous sommes, notre patrimoine culturel et notre fierté québécoise et française. Pour l’instant, ces deux langues divergentes se mêlent pour donner un ensemble incongru de phrases et de mots dont les conséquences ne sont que partielles. Pour l’instant. Mais qu’adviendra-t-il plus tard lorsque nous aurons oublié les scintillements de la langue ancestrale ? » Pour lire la suite, je vous invite avec plaisir à visiter mon blog consacré à la littérature à cette adresse-ci : http://shana.vefblog.net/cat46/ . En tant que professeur de littérature que vous êtes, je trouve que mon blog est un parangon parfait pour vous démontrer que vous vous faites de fausses illusions sur les enfants éduqués à la maison. Fanny Mathieu, 17 ans Fière de sa scolarisation hors-norme !

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  • Nom de l\'usager
    Anaïs Lauzon-Laurin
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:20

    J'abonde dans le sens de tous les commentaires précédents. Plusieurs parents font le choix d'éduquer leurs enfants à domicilie pour des raisons pédagogiques et sociales. J'en ai rencontré plusieurs. Ils sont des parents allumés, engagés dans l'éducation non seulement académique, mais aussi citoyenne et morale, de leurs enfants. Il y a, depuis quelques années, des campagnes publicitaires pour encourager les parents à s'impliquer dans l'éducation de leurs enfants. Ce n'est certainement pas ceux qui font l'école à la maison qui ont besoin de se le faire rappeler. Ils sont déjà conscients de l'importance de cette implication. En mettant autant de pouvoir entre les mains de l'école, en soutenant qu'elle est le seul moyen de former un citoyen, vous lui mettez une bien lourde tâche sur le dos. Je trouve peu probable qu'un professeur surchargé avec une classe nombreuse puisse avoir le temps de s'assurer que chacun de ses élèves socialise de façon constructive, tout en transmettant la matière au programme, et ce malgré toute la bonne volonté du monde. Je pense que vous encouragez la déresponsabilisation parentale. L’institution scolaire n'est pas la société complète. La famille, le quartier, les gens de divers âges ont tous des expériences enrichissantes à nous partager. Nous pouvons apprendre de bien des situations non institutionnelles. Je peux étoffer ici mes propos de mon expérience personnelle. J'ai réalisé la moitié de mes études primaires et secondaires à la maison. En collaboration avec la commission scolaire, mes parents ont fait ce choix devant le peu d'ouverture de l'école locale envers des méthodes pédagogiques alternatives. Conscients de leurs forces et de leurs limites, ils sont allés chercher à l'extérieur des compléments à l'expérience familiale (voisine enseignant l'anglais, cours de théâtre, chorale municipale). Je suis convaincue que ce choix éducatif m'a aidé à construire l'autonomie nécessaire pour traverser le cégep (dans une institution publique de Lanaudière) avec plaisir et succès. La curiosité et le désir d'apprendre pour moi-même (et non pas pour survivre à une évaluation externe), developpés au cours de ces années, m'ont accompagnée jusqu'à Québec où je suis en chemin pour devenir médecin spécialiste. Au cours de mes études universitaires, je me suis impliquée dans l'association étudiante et la troupe de théâtre facultaire. J'ai volé hors du cocon familial avec confiance. J'espère que je serai assez bonne citoyenne pour avoir votre indulgence et venir dispenser des soins dans ma région d'origine;) Je peux comprendre que le phénomène de l'école à la maison soit déstabilisant pour un professeur œuvrant dans le système actuellement en place. Je ne crois cependant pas que cela justifie un tel braquage, ni un appel à la limitation du droit des parents de s’impliquer dans l’éducation de leurs enfants de manière différente. Je trouve très dommage que vous donniez autant d’importance à quelques cas problématiques alors que des études valables dressent un portrait favorable de l’éducation à domicile. Je suis convaincue que la collaboration, la compréhension et l'entraide seraient de bien meilleurs guides pour rendre bénéfique à tous l'expérience de chacun.

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  • Nom de l\'usager
    lysalys
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:20

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  • Nom de l\'usager
    Caroline Hamel
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:20

    Monsieur Cornellier, À quoi bon vous renseigner sur ce que vous ne connaissez pas? L'inconnu insécurise et fait peur, ça vous sort de vos petites habitudes, ça vous dérange parce que ça vous obligerait à remettre tous vos beaux principes et vos belles certitudes en question... Et c'est plus facile de dénigrer une telle entreprise que de risquer d'en découvrir quelques vertues, et de se voir forcé de répondre ''C'est bon pour les enfants, soit, mais je serai donc obligé de m'investir... qu'arrivera-t-il de ma carrière, mes projets...???'' Serait-il possible que la seule pensée de ne plus disposer de ''l'école-gardienne'' déstabilise et fasse paniquer certains des détracteurs les plus fervents de l'enseignement au foyer? Nous terminons 5 merveilleuses années d'école à domicile, les professeurs que nous rencontrons sont enchantés de ce que mes enfants ont accompli à la maison, nous ne sommes en guerre contre personne et avons des amis qui vont à l'école et d'autres qui étudient à la maison. La ségrégation et les préjugés sont bannis de notre foyer, et je ne souhaiterais pour rien au monde faire preuve d'un esprit aussi fermé que le vôtre. Si vous êtes un exemple de ce que l'école publique produit, vivement qu'on l'interdise!!! Saviez-vous que plusieurs personnes connues, qui réussissent très bien, ont fait ce genre d'expérience éducative? Vous seriez bien surpris de lire certains noms... Allez donc leur dire, à Guillaume Lemay-Thivierge, à tous ces enfants comédiens, artistes, et autres enfants qui suivent leurs parents en tournée, ce que vous pensez de l'éducation qu'ils ont reçue, ou qu’ils reçoivent... Allez, un peu de courage Monsieur Cornellier, Et Bonnes rencontres, sincèrement, Caro

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