Pour une 5e édition, le concours de sculptures sur glace a pris son départ dès le 3 février près de la berge de la rivière L'Assomption. Sur le site Nature et sculptures, quatre équipes d'amateurs comme de professionnels rivalisaient d'originalité et de poésie sous le thème du frimas en cet après-midi du 4 février. Les artisans de l'équipe "numéro deux" ont répondu avec courtoisie aux questions de L'Action.
«La face cachée du frimas est le thème de 2012, et nous avons décidé de travailler à partir de ce qu'on peut voir à travers une fenêtre givrée», explique Jasmine Levac, capitaine du trio, avant d'ajouter: «Comme le concours est présidé par la CARA, et donc lié à l'eau, nous créons un enfant qui pêche sur un quai. Le thème est vague, on peut s'imaginer des animaux fantastiques.»
Amateurs a priori, le groupe confie avoir beaucoup appris de l'artisan-sculpteur Luc Legris, président de l'Association des artisans-sculpteurs de Lanaudière. «On s'instruit aussi beaucoup par les autres concurrents. Il y a une belle communication avec les autres artisans, et on est là pour s'amuser», souligne François Gagner.
Les techniques? Tout prévoir en fonction de la température, qui rend la glace friable, et de la luminosité du soleil, qui génère de petites bulles dans les blocs et rend l'œuvre opaque. «Nous devons aussi éviter les détails trop fins ou nombreux », mentionne Anik Mondor. Des normes strictes sont à suivre pour la compétition. Ainsi, les équipes n'ont droit qu'à deux blocs de glace d'une douzaine de pouces d'épaisseur, matériau provenant d'un lac de Saint-Côme. Le montage de cette deuxième équipe est d'une superficie de quatre par huit pieds. L'inscription se fait en décembre, et les artisans doivent soumettre un plan détaillé, aux mesures précises, montrant l'œuvre sous les trois dimensions au comité.
«Il n'y a pas vraiment de grande compétition lors de la sélection, mais les professionnels commencent de plus en plus à agrandir le cercle», déclare Jasmine. Les outils utilisés sont simples, du ciseau à bois à l'incontournable scie mécanique. «La glace est plus facile à sculpter que les autres matériaux. Le bois a ses veinures au naturel, et ça prend de bons bras pour la roche. La glace, en ce sens, est plus malléable. Sinon, la technique est la même», fait part Jasmine.
Les passants se baladent sur le sentier, s'arrêtent, curieux, devant les œuvres qui prennent forme. Le concours a eu lieu du 3 au 5 février, et la population est conviée à voter pour sa préférence en ligne ou au Pavillon de la rivière. Le grand gagnant sera nommé le 12 février prochain.
