Avec une programmation intense, la 10e édition du Festi-Grunge en a été une record. Le festival accueille une moyenne de 500 personnes par événement. Les 20 et 21 août derniers, plus de 700 festivaliers ont participé à cette fête "indépendante", dont l'ambiance rock fait honneur à nos groupes lanaudois. Les membres du comité organisateur se réjouissent, le festival va bon train.
Mononc'Serge et Anonymus ont fait atteindre l'apothéose d'emblée au Festi-Grunge. En ce vendredi, à la soirée d'ouverture, 600 personnes ont pris d'assaut le site de Saint-Jean-de-Matha. «On ne savait plus où les placer. Il manquait même d'espaces de stationnement», raconte Colombe Lafrenière, responsable des bénévoles, «Ça a permis une belle visibilité pour nos groupes locaux, entre autres, un beau tremplin pour Madmanmind».
Le temps maussade du 21 août n'a pas empêché les visiteurs de s'amuser. Le site se prête au camping, aux jeux et à la musique. L'atmosphère est conviviale, détendue. Les grilled-cheese, mets emblématique du festival, étaient au bacon cette année. Un grand feu, faisant maintenant partie de la tradition, crépitait, bien entouré de festivaliers. Un soulignement particulier pour le 10e anniversaire? «Nous présentons toute la fin de semaine sur le site les affiches du Festi-Grunge depuis la première édition», mentionne Frédéric Généreux, président de Botch Productions et responsable de la programmation. Ces œuvres, issues de l'imaginaire des artistes Rachel Dufresne et Stéphanie Prud'homme, apportaient des touches colorées dans la verdure environnante.
Sur la scène, le groupe Henri Band créait avec brio l'ambiance rock digne du festival. «Nous voulons surtout présenter des artistes de Lanaudière, mais nous choisissons à chaque nouvelle édition, un ou deux groupes de l'extérieur de la région pour apporter un nouveau rythme et pour bonifier la visibilité de nos groupes», explique Frédéric, «L'évolution est lente, mais belle et continue. Nous avons déjà eu l'idée d'organiser une conférence de presse, mais nous tenons à cette "intimité", à nos auteurs-compositeurs de talents, à notre indépendance». En nouveauté 2010, une loge abrite les artistes en préparation: «Je suis nourri aux fromages fins», confie, pétillant, Berlu qui accompagnait lors de l'ouverture Martin Granger, «J'ai connu le Festi-Grunge il y a environ cinq ans et je ne peux plus m'en passer!».
Aujourd'hui, une soixantaine de bénévoles s'activent pour l'événement. Les membres du comité organisateur voient à la bonne marche de chaque édition: «C'est un festival indépendant et nous rencontrons quelques difficultés à obtenir des subventions. Nous ne "cadrons" pas dans les critères d'admissibilité. Lanaudière est très axée sur le traditionnel et le classique, le rock peine un peu à se tailler une place. Par contre, nous conservons l'avantage d'être entièrement libres de nos décisions et du caractère à donner au festival», précise Colombe.
L'événement prend de l'ampleur au fil des ans et deviendra peut-être le prochain "Woodstock" lanaudois…
