Le Festival Interculturel de Rawdon ouvrait officiellement en cette soirée du 13 août. La 7e édition promet d'être enlevante, respectant le ton de la municipalité, offrant ses couleurs "d'exotisme". Le spectacle d'ouverture, offert par le Samajam, a donné le rythme d'emblée à une foule réclamant danse énergique tout en interaction.
Plus de 7000 entrées ont été comptées pour l'événement 2009. Cette année, Isabelle Ménard, directrice de l'animation culturelle de la municipalité, espère que l'évolution se maintienne. «Nous souhaitons simplement que les gens s'amusent. Le festival évolue d'année en année et les visiteurs amènent leurs proches à chaque événement. Le mot se passe. La course de bateaux dragons est très prisée et amène des gens de l'extérieur du Québec, dont de l'Ontario», confie-t-elle.
Pour sa part, le maire Jacques Beauregard se veut très enthousiaste: «C'est un beau concept et la population de Rawdon attend l'événement. Le festival est à lui seul un "monde" à part qui ne ressemble à rien d'autres présenté dans Lanaudière. C'est un hommage à notre communauté multiethnique qui sait s'unir en partageant leurs caractéristiques. C'est d'ailleurs pourquoi le festival est interculturel et non multiculturel, car il y a échange de cultures sans tension». Son discours d'ouverture, offert tant en anglais qu'en français, soulignait le partage de traditions et faisait l'éloge de la découverte de cultures outre frontière.
Sous les chapiteaux
Les étudiants du groupe montréalais Samajam ont démontré un professionnalisme hors pair lors du spectacle d'ouverture. La séance interactive de percussions brésiliennes rythmait la foule dans laquelle plusieurs visiteurs se sont laissé aller dans une danse endiablée. Avec beaucoup d'humour et une animation énergique, les membres du groupe ont charmé les gens a priori épars sur le site, jusqu'à faire salle comble en peu de temps sous le chapiteau des spectacles. Le ton était donné, le festival prenait son envol pour sa 7e édition.
Au Marché international, des personnes de toutes origines exposaient leur artisanat. Couleurs japonaise, amérindienne et sénégalaise, entre autres, étaient sur place. Le Chili était également mis à l'honneur avec Maria Teresa Deaz. Cette Québécoise, arrivée ici il y 28 ans, n'en demeure pas moins très fière de ses origines chiliennes. Son kiosque est d'ailleurs "emblématique". Autour des bijoux qu'elle fabrique trônent des drapeaux du Chili. Ses matières premières, servant à la fabrication de son artisanat, elle les importe directement de son pays natal. Bonnets et bas sont également mis en valeur par la douceur de la laine d'alpaca, animal d'Amérique du Sud proche du lama. Maria Teresa prend plaisir à expliquer chaque pièce de ses œuvres et, par ricochet, offre sa vision du Chili. L'artisane participe depuis trois ans au Festival Interculturel et apprécie le concept: «C'est très bon, j'aime beaucoup. Par contre, ce serait bien si les différentes ethnies s'affichaient un peu plus», exprime-t-elle, entourée d'une multitude de petits drapeaux. Exposée ainsi, l'idée pourrait faire son chemin et ajouter des couleurs à cet événement déjà très coloré.
