M. Francoeur exerce sa profession à Saint-Paul depuis 25 ans. Il dit avoir toujours traité ses clients avec beaucoup de respect et réfute les propos avancés par le syndic de l'Ordre.
«Si le tiers de ce qui est invoqué était vrai, la clinique serait fermée depuis bien longtemps», déclare-t-il.
Dans la plainte qui est déposée contre lui, et dont L'Action a obtenu copie, on reproche à l'intimé de s'être servi de sa pratique professionnelle pour faire la promotion de ses croyances religieuses et de la Mission de l'Esprit-Saint, dans l'objectif d'enrôler des adeptes.
On indique également qu'il se serait mis en situation de conflit d'intérêts en invitant une patiente à assister à un concert organisé par le groupe.
«C'est faux, indique Emmanuel Francoeur. C'est un spectacle gratuit qui est ouvert à tout le monde depuis 15 ans. La dame a assisté au concert, comme l'a fait une centaine d'autres personnes. Cet événement-là est séparé des assemblées ordinaires de la Mission.»
Il affirme n'avoir jamais eu de problème avec l'Ordre des acupuncteurs et entend se défendre devant le comité de discipline.
L'audience est prévue pour le 9 avril. M. Francoeur et son avocat seront présents.
«Ce qui me console, c'est que les gens qui me connaissent et qui connaissent ma clinique sont capables de faire la part des choses, mentionne-t-il. Maintenant, c'est au juge d'entendre la cause.»
<@CP>Photo Jean Chevrette
Un acupuncteur de Saint-Paul devant son comité de discipline
L'Ordre des acupuncteurs du Québec traduira début avril l'un de ses membres, Emmanuel Francoeur, soupçonné d'avoir tenté de recruter une patiente comme membre de la Mission de l'Esprit-Saint. «Des allégations montées de toutes pièces», affirme le principal concerné.
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