• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)

La Maison La Traverse s'oppose à l'abolition du registre des armes à feu

Publié le 3 Novembre 2011
Publié le 3 Novembre 2011

Un projet qui fragilise la lutte contre la violence faite aux femmes

La Maison d'accueil La Traverse s’oppose vivement au projet de loi C19, déposé par le gouvernement conservateur le 26 octobre, qui prévoit l’abolition du registre des armes d’épaule et la destruction de toutes les données recueillies jusqu'à maintenant.

Sujets :
Maison La Traverse

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté et la Fédération des femmes du Québec se présentent également contre ce projet.

«En abolissant le registre, le Canada perdra un outil primordial contribuant à assurer la sécurité publique et particulièrement précieux pour réduire la violence envers les femmes», déclare Nathalie Villeneuve, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

Un registre nécessaire

Selon les intervenantes, le registre est un outil important pour contrer la violence faite aux femmes. Elles estiment que le fait de savoir qui possède des armes à feu peut guider les policiers et les aider à mettre en œuvre des mécanismes de protection appropriés.

«Ce sont les armes à feu les plus susceptibles d’être utilisées dans les cas d’homicides de violence conjugale. La majorité de la population canadienne souhaite le maintien de ce registre. Le gouvernement conservateur poursuit un agenda bien précis avec ce projet de loi, celui du lobby des armes et non celui de la sécurité publique», dénonce Eve-Marie Lacasse, de la Fédération des femmes du Québec.

«Le gouvernement va encore plus loin. Il veut aussi s’assurer que les données recueillies jusqu’à maintenant par le registre soient inutilisables. Le projet de loi prévoit donc leur destruction. Cette mesure empêchera grandement les provinces, notamment le Québec qui s’y était engagé, de créer leurs propres registres et ainsi, de faire le choix politique de contrôler les armes à feu sur leur territoire», se désole Manon Monastesse de la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté.

La Maison d'accueil La Traverse et les organismes interpellent les citoyens pour qu’ils se prononcent auprès de leur député afin de mettre un terme au projet de loi lors de sa deuxième lecture.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

L'Action n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Publicité