Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté et la Fédération des femmes du Québec se présentent également contre ce projet.
«En abolissant le registre, le Canada perdra un outil primordial contribuant à assurer la sécurité publique et particulièrement précieux pour réduire la violence envers les femmes», déclare Nathalie Villeneuve, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.
Un registre nécessaire
Selon les intervenantes, le registre est un outil important pour contrer la violence faite aux femmes. Elles estiment que le fait de savoir qui possède des armes à feu peut guider les policiers et les aider à mettre en œuvre des mécanismes de protection appropriés.
«Ce sont les armes à feu les plus susceptibles d’être utilisées dans les cas d’homicides de violence conjugale. La majorité de la population canadienne souhaite le maintien de ce registre. Le gouvernement conservateur poursuit un agenda bien précis avec ce projet de loi, celui du lobby des armes et non celui de la sécurité publique», dénonce Eve-Marie Lacasse, de la Fédération des femmes du Québec.
«Le gouvernement va encore plus loin. Il veut aussi s’assurer que les données recueillies jusqu’à maintenant par le registre soient inutilisables. Le projet de loi prévoit donc leur destruction. Cette mesure empêchera grandement les provinces, notamment le Québec qui s’y était engagé, de créer leurs propres registres et ainsi, de faire le choix politique de contrôler les armes à feu sur leur territoire», se désole Manon Monastesse de la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté.
La Maison d'accueil La Traverse et les organismes interpellent les citoyens pour qu’ils se prononcent auprès de leur député afin de mettre un terme au projet de loi lors de sa deuxième lecture.