L’allocution du député de Beauce et ex-ministre des Affaires étrangères était réservée aux gens qui avaient déboursé 75 $ pour le souper-bénéfice. C’est sous ce prétexte que l’organisateur régional pour le Centre-du-Québec, Jacques Moran, a refusé l’accès au journal à la conférence. Il a toutefois été possible de rencontrer l’ex-ministre en entrevue, quelques minutes avant son discours.
Maxime Bernier est plongé dans la tourmente depuis qu’il a déclaré, sur les ondes d’une station de radio à Halifax, que les Québécois n’avaient pas besoin de la Loi 101 pour protéger le français.
En entrevue, il a rappelé qu’il s’agit d’un débat de nature provinciale et qu’il s’est exprimé en tant que parent. Ses deux filles fréquentent une école bilingue de Montréal. Un «privilège» dont elles bénéficient grâce à leur grand-père maternel, qui fréquentait une école anglaise au Québec au primaire.
Le député s’estime privilégié d’avoir pu choisir la langue d’enseignement de ses enfants. «La meilleure façon d’apprendre une langue, c’est en bas âge. J’aimerais que plusieurs Québécois francophones puissent avoir cette liberté de choisir l’école d’enseignement pour leurs enfants, indique le député. Je pense qu’on se doit de questionner cette partie-là de la loi 101.»
À propos du contenu de son discours devant les partisans réunis à Crabtree, Maxime Bernier nous a parlé de l’importance de faire de la politique autrement et de «dire les choses comme elles le sont.»
Il a notamment expliqué que la baisse des impôts aux entreprises, prévue au prochain budget fédéral, permettra de diminuer indirectement l’impôt sur le revenu des individus.
«D’expliquer aux gens la logique économique qu’il y a derrière une prise de position, c’est de faire de la politique autrement. On a diminué l’impôt sur les revenus des particuliers, on a diminué la TPS et dans le prochain budget, on va continuer à diminuer l’impôt sur le revenu des entreprises.»
«Je suis là en tant que politicien et fier conservateur, ajoute-t-il. Je souhaite qu’au Québec on ait plus de députés conservateurs qui puissent être dans le feu de l’action.»
Un candidat de Lévis
Si des élections fédérales sont déclenchées, le Parti conservateur sera prêt dans le comté de Joliette. C’est Guy Huard qui a été désigné comme candidat pour tenter de déloger Pierre Paquette de son siège de député.
L’homme de 40 ans, père de deux enfants, réside à Lévis et vient d’une famille très impliquée en politique municipale. Son père, son oncle et son grand-père ont tous été maires. «Le comté me plaît beaucoup», mentionne le jeune homme originaire de la Gaspésie. Sociologue et gérontologue de formation, Guy Huard travaille présentement pour le ministère de la Santé et des services sociaux.
Se décrivant comme un nationaliste, il nous a indiqué que les gens du comté «doivent choisir le meilleur véhicule pour réaliser leurs projets.»

@M. Pierre Morin Que fait Pierre Paquette dans le comté de Joliette, allez voir son CV, il n'a aucun rapport, c'est un parachuté comme Pauline Marois dans Charlevoix ou le chef Gilles Duceppe qui ne vote pas dans son propre comté. Guy Huard est un haut fonctionnaire qui connaît les rouages de l'état. Trouvez mois des gens d'affaires ou des élus municipaux qui entretiennent des liens avec des députés du Bloc. À chaque fois ils s'adressent à des élus du parti au pouvoir ils n'ont pas de temps à perdre. Donc il serait temps dans Joliette d'arrêter de perdre son temps. Le poste de candidat était disponible c'était aux aspirants de la politique de relever le défi. Huard a décidé de s'investir bénévolement donnons lui la chance au moins.