Congédiements chez Logistique Laurin

Alexis
Alexis Beaudet
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

L'entreprise perd le contrat avec Bridgestone

Logistique Laurin s'est départie d'une dizaine d'employés suite à l'échec d'un renouvellement de contrat avec Bridgestone. Au moment des congédiements, l'entreprise joliettaine était toujours aux prises avec un litige syndical qui perdure depuis plusieurs mois.

Logistique Laurin est toujours en arbitrage pour signer la convention collective des trois employés qui restent en poste suite au licenciement.

La compagnie d'entreposage et de transport oeuvre pour Vifan et Kruger, deux industries bien en vue dans Lanaudière. Mais Bridgestone était son plus gros client, puisque l'usine de pneus ne fait que très peu d'entreposage par elle-même. C'est désormais une entreprise de Valleyfield qui aura le contrat qui unissait Logistique Laurin à Bridgestone depuis cinq ans.

«Ça ne change absolument rien pour moi, déclare le président Jean-Pierre Laurin. Puisque je loue mes entrepôts à la compagnie qui a pris le relais, je reçois un chèque tous les mois sans même lever le petit doigt».

Chez Bridgestone, on explique le non-renouvellement de contrat par une hausse des tarifs très importante. Le directeur général de l'usine de Joliette, Robert Verreault, qualifie l'augmentation demandée de «significative», sans toutefois donner de chiffres. Le directeur général explique avoir dû aller en appel d'offres pour mettre les soumissionnaires en compétition.

De son côté, M. Laurin affirme ne pas avoir eu le choix de couper dans ses propres rangs. «Je donnais 4% d'augmentation au salaire de mes employés chaque année ; je ne peux pas augmenter les salaires sans augmenter mes tarifs» explique le président en ajoutant qu'il trouve la situation «regrettable».

Arbitrage

Le Syndicat des Métallos n'avait pas encore conclu l'entente pour une convention collective qui n'est toujours pas réglée depuis la syndicalisation des employés, au printemps 2010.

«Chez les syndicats, on dit toujours que c'est la faute du patron et le patron dit toujours que c'est la faute des syndicats, lance le coordonnateur du syndicat, Donald Noël. Mais le fait est que nous en étions rendus à l'arbitrage parce que ça n'avançait pas du tout».

Le syndicat continuera de négocier pour les trois personnes qui demeurent à l'emploi jusqu'à ce que la convention collective soit adoptée. Quant aux congédiés, M. Noël n'a pas voulu préciser s'ils pourront profiter d'avantages de départ négociés par le syndicat.

Qualifié de «libération» par un ex-employé de Logistique Laurin, le congédiement survient dans un contexte où les relations de travail s'étaient particulièrement détériorées au cours des derniers mois.

Organisations: Bridgestone, ArbitrageLe Syndicat des Métallos

Lieux géographiques: Valleyfield, Joliette

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Ghislain Tremblay
    03 décembre 2011 - 19:09

    Était-ce des congédiements ou des licenciements? Un congédiement implique normalement une faute commise de la part de l'employé, ce qui n'a pas l'air d'être le cas ici.