Ces questions sont soulevées dans le cadre d'une tournée dans les paroisses Notre-Dame-des-Prairies, Sainte-Thérèse, Saint-Jean-Baptiste, Cathédrale le 14 février et, le 15 février, à l'église Christ-Roi. Ces rencontres débutent à 19 heures.
Leur but est d'annoncer les récents développements dans une démarche lancée il y a près de 20 ans par l'évêque du diocèse de Joliette, Mgr Gilles Lussier.
Le nouveau réseau de paroisses invite les fidèles à poursuivre la mission du Seigneur en s'adaptant aux évidences: moins de fidèles aux messes, moins de revenus. Bien de églises sont peu utilisées.
En 1992, notre diocèse pouvait compter sur 58 prêtres à temps plein. En 2020, il n'y en aura plus que 14 dont la moyenne d'âge sera de 60 ans. Ceux-ci auront l'aide de sept collègues dont la moyenne d'âge sera de 73 ans. Ce phénomène se vit à la grandeur du Québec et dans les diocèses catholiques d'Amérique du Nord et d'Europe.
La solution expliquée par le répondant Gaétan Lachapelle est de maintenir les églises et leurs comptes de banque. Un nouveau compte bancaire sera créé pour les salaires des prêtres et le secrétariat. Le tout sera administré par six marguilliers soit un pour chaque paroisse actuelle et le sixième tiré au sort. Un rapport d'architecte sur les églises et presbytères sera réalisé à court terme. Les rénovations nécessaires seront facilement approuvées par la Fabrique car financées par les comptes de banque concernés.
Ce scénario, a soulevé une fidèle de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Nicole Ricard, ne correspond pas à l'organigramme publié il y à peine six mois.
La fréquentation à cette église, ont reconnu les participants, n'est plus que de 75-80 personnes par fin de semaine. «Nous n'avons eu un léger déficit une fois en cinq ans. Saint-Jean-Baptiste, c'est une communauté tricotée serrée qui a pu aller de l'avant grâce au bénévolat. La formule proposée ne fera pas économiser», s'est désolée, la semaine dernière, la présidente de la Fabrique, Jacinthe Lachapelle.
«Le bénévolat, a enchaîné l'ex-président de la Fabrique, René Saint-Jacques, a fait notre force dans le passé mais la relève est difficile à trouver.»
Le prêtre modérateur Jean-Roch Lefebvre a souligné que l'un des défis est de payer les factures énergétiques. «L'hiver dernier, quatre des 52 paroisses du diocèse n'avaient pas assez d'argent pour payer l'huile à chauffage. Cette facture pour les cinq églises du Grand Joliette est de 150 000 $ par année. Est-ce qu'on peut la ramener à 50 000 $ ou 100 000 $ ?»
Au chapitre des solutions, le prêtre a souligné que la municipalité de Saint-Roch-de-L'Achigan a acheté l'église pour un dollar en garantissant quelques heures par semaine aux cérémonies religieuses. Cette solution est aussi envisagée à L'Épiphanie.
