L’allocution pourrait se résumer en quatre mots-clés, soit fierté, espoir, solidarité et solutions. Mme Marois a insisté sur l’unification et la force de l’équipe du PQ, en réponse à la Coalition pour l'avenir du Québec de François Legault, dont elle a qualifié les discours tissés de « négativisme et de désespoir ». À cet effet, la chef du PQ a mentionné les déclarations de M. Legault portant sur la hausse souhaitée des frais de scolarité et sur l’inutilité supposée des Cégeps où « les jeunes ne font que fumer des joints. » Elle a également déploré le manque d’intérêt concret de la Coalition envers, entre autres, les nombreuses problématiques liées au système de santé. « Le Québec se résume en deux mots: peuple et pays », a-t-elle déclaré, soulignant avec force que la mission du PQ est de mettre en valeur ces termes, ainsi que d’incarner une vision d’espoir, de fierté et de solutions, tant pour les jeunes que pour les familles et les aînés.
Mme Marois a, de plus, fait remarquer que le Québec demeure un des endroits où les richesses sont le plus partagées, et ce « en dépit des dégâts causés par Jean Charest », réclamant par le fait même une enquête publique sur la construction, ce à quoi l’assistance a répondu dans un tonnerre d’applaudissements. Stephen Harper n’a pas été en reste, gouvernement que la chef du PQ a qualifié « d’incompétent », particulièrement en ce qui a trait à la culture et au système de justice, dont la politique s’inspire, selon elle, « des pires pratiques de la droite américaine. » La solution ultime serait un gouvernement péquiste majoritaire afin de faire valoir la société québécoise distincte, tant au point de vue culturel que linguistique, mettant l’accent sur 400 ans de fait francophone aujourd’hui en péril, notamment sur l’île de Montréal.
Sur la scène de la salle joliettaine, les députées péquistes de Berthier et de Joliette, soit André Villeneuve et Véronique Hivon, ont mis de l'avant l’importance de la souveraineté et du Parti Québécois. M. Villeneuve a déploré le recul de la Loi 101 avec la création des écoles passerelles, ainsi que le débalancement fédéral, le cœur financier du pays étant transféré à Toronto par le gouvernement conservateur. Mme Hivon a, quant à elle, soulevé l’aspect primordial de l’idéalisme tant populaire que politique, et s’est dite émue que le spectacle-bénéfice se soit donné à guichet fermé. Pauline Marois a réitéré son soutien indéfectible à ces deux députés faisant partie « de la relève talentueuse », qualifiant M. Villeneuve d’homme énergique et consciencieux, et Mme Hivon de femme brillante et d’une force peu commune, dont « la fragilité n’est qu’apparente puisqu’elle fait pâlir l’étoile des personnages les plus influents de la scène de justice. »
