Cette nouvelle, qui fait la joie des employés, se veut le fruit d'une entente intervenue entre l'entreprise et le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Le président du Syndicat des paramédics d'Ambulance Joliette, Alain Dalphond, estime que cette décision sera profitable à la population et à ses membres.
Le secrétaire général de ce même corps syndical, Ariel Poitras, mentionne que cet ajout d'effectifs était «une demande récurrente d'année en année».
«Depuis 24 ans, il n'y avait pas de mouvement à Joliette. Enfin, on a notre tour», fait-il valoir.
Il précise que le nombre d'ambulances de première intervention passera de trois à quatre en soirée, et d'un à deux durant la nuit. Cela aurait permis la création de quatre postes à temps complet et de deux postes à temps partiel. Une information qu'il n'a toutefois pas été possible de vérifier auprès d'Ambulance Joliette, le porte-parole n'étant pas disponible au moment d'écrire ces lignes.
«Avec cela, c'est sûr que le temps de réponse sera plus adéquat», affirme M. Poitras. Il croit également que l'entente conclue permettra d'éviter que d'autres situations, comme celle survenue à Saint-Charles-Borromée en juin 2009, se produisent.
Le matin où Richard Lambert a succombé à une crise cardiaque, deux ambulances desservaient le territoire de Joliette. Comme les deux véhicules étaient affectés à des appels prioritaires, c'est une ambulance de Rawdon qui avait été désignée pour se rendre en sol charlois. Entre temps, toutefois, l'une des deux ambulances de Joliette s'était libérée, si bien que finalement, il s'était écoulé 19 minutes entre le coup de fil logé au 9-1-1 et l'arrivée des paramédics. Pour M. Lambert, c'était trop tard.
«Ça [l'ajout d'effectif] va nous permettre de répondre aux besoins de façon plus appropriée», soutient Ariel Poitras, en rappelant que le territoire desservi par Ambulance Joliette couvre l'ensemble de la MRC Joliette et s'étend jusqu'à Sainte-Élisabeth, Saint-Alexis, Saint-Jacques, Saint-Liguori et Sainte-Marcelline-de-Kildare.
Mais il n'y a pas que les citoyens qui profiteront de cette augmentation du nombre de quarts de travail. M. Poitras croit que cela va également permettre de remédier, à l'interne, à certaines problématiques liées au temps supplémentaire et aux périodes accordées pour les repas.
