Le cycliste âgé de 26 ans arrivera à Joliette le 20 mai afin de saluer sa mère, Francine Vadnais. Le samedi matin, il reprendra la route en direction de Sainte-Mélanie, Saint-Jean-de-Matha, Sainte-Béatrix, Saint-Alphonse, Rawdon, Saint-Liguori, Crabtree, Village Saint-Pierre, Saint-Ambroise-de-Kildare pour arriver à Sainte-Marcelline à 13 h 42. Son père, Jean Lafrenière, demeure à moins d'un kilomètre de l'église.
Lundi le 2 mai, Rémi Lafrenière était à Pittsburgh en Pennsylvanie. «Je n'ai roulé que 40 km aujourd'hui. Mon vélo est en train de se faire remonter. Ce sera sans doute la dernière fois avant de regagner le Québec. En près d'un an, j'ai dû passer à travers de 20 à 25 pneus. Les crevaisons ? Je ne les ai pas comptées. Je maintiens ma moyenne de 200 km par jour. J'ai récemment fait une pointe de 337 km. Ma meilleure à date, fut 345 km en une journée au Mexique.»
Rémi est, ces temps-ci, un peu comme le cheval qui se rapproche de l'écurie. Il a hâte d'arriver. «Je sais que je pourrais revenir en roulant en ligne droite en une semaine mais comme ça va super bien, je tricote depuis quelques semaines pour en faire un peu plus.»
Ce tricotage représentera en fait 5 000 km, l'équivalent de Montréal-Vancouver.
Son présent parcours est intéressant, de rêve même: une piste cyclable de plus de 250 milles aménagée sur une ancienne voie ferroviaire. Prochaines destinations: Washington, New-York, Boston, Portland, Saint-Georges-de-Beauce puis Sainte-Foy, où le plombier réside avec son amie de cœur, Geneviève Désy. «Nous avons toujours, dit-il, gardé le contact, en se parlant parfois deux fois par jour.»
Le mois d'avril, avoue-t-il, a été moins drôle, alors qu'il a traversé des états ravagés par des tornades et des inondations. Suivant l'avis des policiers, le cycliste/campeur s'est momentanément refugié dans un centre communautaire alors que des vents de plus de 100 km/heure sévissaient dans la région.
Cette aventure, du Québec à l'Alaska, de la Californie à la Terre-de-Feu puis retour par la côte Atlantique devait représenter 65 000 km. Il y a quelques jours, le Lanaudois a, avec une profonde satisfaction, franchi le cap des 66 000 km.
«Je prévois retourner au travail au début de juin. J'aimerais ensuite faire des conférences pour raconter mon expérience», raconte le dynamo dont le débit de voix ressemble à celui de Louis-José Houde.
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