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Le milieu communautaire ne démord pas

Le milieu communautaire ne démord pas

Afin de sensibiliser les administrateurs à la réalité des jeunes autistes, Vincent Lupien a présenté un numéro d'humour.

Geneviève Blais
Publié le 7 Décembre 2011
Publié le 7 Décembre 2011
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En appui aux revendications du milieu communautaire, trois personnes sont venues expliquer aux administrateurs de l'Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière, le mardi 6 décembre, de quelle façon les organismes ont changé leur vie.

Sujets :
Agence , Table , Maison populaire de Joliette

Ces témoignages s'ajoutent aux nombreuses représentations effectuées par les membres de la Table régionale des organismes communautaires de Lanaudière (TROCL), depuis deux ans, afin de réclamer un rehaussement de leur financement à la mission.

Linda Grégoire fréquente depuis plusieurs années la Maison populaire de Joliette, un organisme d'éducation et d'animation qui aide les personnes dans leur prise en charge. Elle est de ceux qui ont pris la parole devant les membres du conseil d'administration de l'Agence. «Si la Maison n'avait pas été sur mon chemin à cause du sous-financement, je n'aurais pas eu accès aux services et aux ateliers. Serais-je ici devant vous?»

Elle a expliqué que cet organisme l'a aidée à sortir de son isolement et à reprendre confiance en elle. D'ailleurs, elle y œuvre maintenant à titre de bénévole. Convaincue de l'importance de la mission de cet organisme, elle a invité l'Agence à «donner le cœur ouvert».

Richard, qui préfère taire son nom de famille, a quant à lui rappelé dans un touchant témoignage le mandat du Réseau d'aide aux alcooliques et autres toxicomanes, en prévention et en réinsertion. Il a précisé avoir beaucoup cheminé par le biais des rencontres individuelles. «J'ai évolué, mais il y a aussi beaucoup de travail à faire. J'ai appris à exprimer mes émotions. Aujourd'hui, j'accepte de vivre ma tristesse et ma peine. […] Le Réseau a sa raison d'être, j'en suis convaincu», a-t-il soutenu.

La Société de l'autisme a quant à elle eu recours à un moyen original afin de sensibiliser les administrateurs à sa situation. La présidente, Aline Moreau, a souligné que les parents sont essoufflés et que les besoins pour du répit sont particulièrement grands pour les 13 ans et plus. Elle a ensuite introduit Vincent Lupien, un jeune homme qui a un syndrome d'Asperger. Celui-ci a présenté un numéro d'humour.

Même si aucun engagement financier n'a été pris, la TROCL compte poursuivre les représentations tant qu'elle ne «sentira pas de véritables appuis de la part des administrateurs de l'Agence».

La même réponse: pas d'argent

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