Il va même plus loin. «Les urgences de Joliette, Repentigny, Saint-Jérôme et Saint-Eustache sont les quatre qui se sont le plus améliorées au Québec. […] Je ne peux pas dire que ce sont des exemples, car je veux les améliorer encore, mais elles sont sur la bonne voie», déclare-t-il.
Selon le ministre, le pourcentage de séjours de plus de 24 heures sur civière est l'indicateur le plus éloquent de la situation vécue à l'urgence.
Le Dr Bolduc précise qu'au CHRDL, ce pourcentage est passé de 14 à 12 % dans les cinq dernières semaines. Il parle d'une amélioration de 20 % par rapport à la même période l'an passé.
Mais au moment même où il vante les mérites de l'organisation, 60 personnes sont couchées sur civière à l'urgence, sur une possibilité de 33 selon le permis. Le taux d'occupation franchit le cap des 180 %.
«Je considère cela encore très élevé», admet-il, en soulignant que ces données fluctuent de jour en jour.
Il rappelle que la variable la plus significative demeure la proportion de longs séjours. Il attribue le progrès effectué par le CHRDL, dans ce domaine, aux places ouvertes pour les personnes âgées. Il y a un an, il a annoncé la création de 38 places en ressources intermédiaires, portant à 113 le nombre de lits développés en un peu plus de deux ans.
«Progressivement, ça donne une meilleure marge de manœuvre pour les courtes durées. S'il y a moins de patients en attente d'hébergement, ça laisse un meilleur accès aux lits d'hospitalisation, par exemple», explique Yves Bolduc.
Son objectif, c'est que personne ne soit contraint de rester plus de 48 heures sur civière. Il croit que cette cible peut être atteinte dans un horizon d'un an.
Le recrutement des médecins: l'enjeu crucial
Le ministre a autorisé, plus tôt cette année, l'ouverture de 22 postes d'omnipraticiens et de 22 postes en spécialité dans la région. Pour le Centre de santé et de services sociaux du nord de Lanaudière (CSSSNL), cela représente six médecins de famille et dix spécialistes.
Comme tous les postes ont trouvé preneur, contrairement aux années antérieures où le recrutement était plus difficile, le ministre s'engage à permettre l'embauche de plus de médecins dans Lanaudière, dès le prochain exercice. Combien? La question demeure sans réponse. «Ça reste à définir», souligne-t-il, en mentionnant que les premières rencontres entourant l'élaboration du Plan régional d'effectifs médicaux sont prévues cet automne.
Visites dans la région
«Je vais aller faire un tour à l'hôpital d'ici quelques mois», laisse savoir le Dr Yves Bolduc qui, d'ailleurs, suit de près l'évolution de la situation à l'urgence. Il prévoit arrêter dans la région à quelques reprises d'ici là, pour des annonces dont la nature n'est pas connue pour le moment.
