«Je devrais arriver entre 14 et 15 heures. Il est possible que quelque chose soit organisé au terrain de balle», a-t-il confié mercredi lors d'un entretien téléphonique de Portland en Oregon.
Remi Lafrenière était alors rendu à son 305e jour sur la route, le 18e seulement de répit. À plus de 200 kilomètres de vélo par jour, son odomètre est rendu à 59 400 KM.
«Je suis arrivé chez un ami mardi soir. Je reprends la route jeudi matin», a-t-il expliqué. Mercredi, le Lanaudois âgé de 27 ans en a profité pour installer des pneus neufs sur sa bécane. Il s'est aussi rendu dans un centre de conditionnement physique pour faire près d'une heure de «spinning.»
Rémi Lafrenière a entrepris ce périple en traversant le Canada pour atteindre l'extrémité de l'Alaska. Il a ensuite descendu la côte du Pacifique jusqu'à la Terre de feu au Chili puis retour par la Côte Atlantique. Puisqu'il rentrait un peu trop vite, il a entrepris de rouler 6 000 kilomètres de plus aux États-Unis.
Au Nevada, le Lanaudois a traversé la Vallée de la mort. «La température était de 84 degrés F. sous un ciel nuageux. J'y ai croisé des centaines de cyclistes qui s'entraînaient.» Prochaines destinations: l'Idaho, le Wyoming puis, pour voir le Mont Rushmore, le Dakota du Sud. Rémi roulera ensuite au Mississipi, en Alabama et en Géorgie puis remontera la Côte est jusqu'au Maine pour revenir par la Beauce et Sainte-Foy, Québec, lieu de travail et de résidence de celui qui exerce la profession de plombier.
Ce périple, Rémi Lafrenière l'a entrepris avec l'aide de commanditaires bien appréciés. Le Lanaudois estime toutefois que sa contribution à cette aventure représente 85 % de ses frais. Tout en roulant, celui-ci réfléchit à la suite à donner à ce défi sans pareil. Un livre ? Des conférences ?
Des projets d'avenir alors ? «J'ai, a-t-il conclu, des idées spectaculaires plein la tête. Je ne veux pas les annoncer parce que je me sentirais obligé de les réaliser. Mais dans un an, c'est sûr, je repars.»
